Interview vidéo Jean-Marie Borghino

A l’occasion de la sortie de son livre « Du sang sur les bleuets » qui évoque la guerre de 14-18, retrouvez une belle interview de son auteur en vidéo notamment illustrée par la belle chanson de Maxime Le Forestier « Les Lettres » (et spécial merci à notre collaborateur Philippe).

 

Interview Jean-Marie Borghino

Jean-Marie Borghino, vous êtes un jeune auteur puisque c’est la première fois qu’un livre, édité aux ÉditionsVolume et qui doit sortir en décembre, portera votre nom. Ce n’est pas un roman, ni même une autobiographie mais une plongée en apnée dans les horreurs de la guerre 14-18 que vous abordez par la fiction. Or vous n’êtes pas historien. Pouvez-vous nous dire ce qui vous poussait à vous lancer dans ce projet d’écriture ?

Je suis passionné d’histoire et la guerre de 14-18 était et demeure un de mes sujets favoris donc j’ai pu recueillir beaucoup d’informations au fil du temps. J’ai un grand-père qui a fait toute la guerre de 14-18. Malheureusement  je n’ai pas pu lui demander des informations car il est décédé alors que j’étais très jeune. Mais j’ai donc récolté pas mal de renseignements  et un jour, j’ai décidé de mettre noir sur blanc tout ce que je savais sur ces évènements. C’est ma passion qui m’a poussé à écrire. Je ne savais pas au départ que cela serait un livre. Puis j’ai eu une intuition: je vais créer des personnages et leur faire vivre la guerre.

Ce qui est remarquable dans votre livre, c’est que vous avez retrouvé le ton, l’écriture des poilus. Pouvez-vous expliquer comment vous avez abordé cet aspect ?

Au travers de toutes les infos que j’ai pu prendre dans les livres, je me suis transposé, je me suis mis à leur place. J’ai réussi, en toute modestie, à faire revivre à mes personnages cette horreur, cette tragédie qu’ils ont vécu. Et je me suis aperçu que j’avais à transmettre de l’émotion, cette émotion que tous ces malheureux ont pu subir pendant quatre années. Je m’identifie à mes héros, mes héros, c’était le vrai mot : car au fil de tout ce que j’ai pu engranger lors de mes recherches, je me suis dit: quelle horreur, quelle souffrance ils ont du subir. Et des deux côtés, on leur a fait vivre une horreur. Comment on a pu leur faire une chose pareille?

Vous étiez jusqu’à votre retraite employé municipal à Aix en Provence chargé de la collecte des ordures. Un emploi  modeste comme ceux de ces soldats qui souffrirent tant dans les tranchées. Ressentez vous avec eux une fraternité au delà des années ?

Comment ne pas l’être? Vous avez remarqué que dans mes sujets, je ne me suis pas substitué à un officier d’état-major par exemple. J’étais tout le temps sur le terrain. J’étais sur le terrain «avec eux». Mais c’est vrai que c’était pour moi une grande motivation, que d’essayer de ressentir, en toute modestie car c’est difficile, on ne peut pas vraiment ressentir ce qu’ils avaient vécu.

Finalement le moteur de votre écriture ? Leur rendre hommage pour le centième anniversaire du début de ce conflit ?

Oui tout à fait. On va commémorer ce centenaire et c’est vrai, je me suis dis : je vais un peu contribuer à les faire revivre, ces gens qui ont été oubliés car la mémoire collective n’a plus aucun repère sur cette période. Ce ne sont pas quelques lignes dans un livre d’histoire qui peuvent vraiment expliquer tout ce qui s’est passé. Voilà, donc c’est très complet comme tragédie (car c’est la première grande tragédie du 20ème siècle) et là-dessus le sujet est illimité, on pourra toujours faire reparler ces gens les faire revivre, mettre des noms sur des photos car tout ce qu’on a retenu de cette guerre, ce sont des images en noir et blanc, qui n’intéressaient pas grand monde. Et c’est vrai que si on arrive de nos jours à redonner une vie à ces gens, pour expliquer les souffrances qu’ils ont subies, ce sera un point de marqué, on aura vraiment gagné quelque chose.

Couv-Borghino-Home-Aparaitre Et retrouvez la biographie de Jean-Marie Borghino ICI.

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