Le mouvement anti-corrida : une bataille sans taureau

Dans Olé, roman policier, Hughes Bernard nous emmène à Nîmes où une série de meurtres étranges, avec comme trame de fond la feria, devra être élucidé. L’auteur nous explique d’ailleurs dans une interview son intention de mettre en lumière la cause animale à travers la question de la corrida.

Tradition datant du début du 18e siècle et pratiquée dans la péninsule ibérique et certains pays d’Amérique latine, la corrida fait débat.
Plusieurs reproches sont formulés à l’encontre de cette tradition. Le premier porte sur les souffrances infligées à l’animal. Des études ont d’ailleurs été réalisées afin de mesurer le degré de souffrance de celui-ci .
Une critique plus ancienne porte sur la mise en danger cette fois du torero affrontant l’animal seul et sans protections. Ainsi beaucoup ont trouvé la mort en pratiquant la tauromachie.

Des initiatives existent au niveau politique. On retrouve chez les principaux acteurs demandant la suppression de cette pratique, des associations de défense animale telles que le CRAC  ou le COLBAC.

Concernant les actions menées, on trouve également des députés écologistes étant à l’origine d’une proposition de loi visant à interdire la pratique en septembre 2013  ainsi qu’une pétition déjà signée par de nombreuses personnalités.

Débat controversé que celui de la corrida, lui aussi étant un affrontement, mais cette fois sans taureau.

Questionnaire de Bernard Pivot : Hugues Bernard

A l’occasion de la sortie de son roman « Olé », Hugues Bernard s’est prêté au célèbre questionnaire de Pivot :

1. Votre mot préféré ? 
Liberté

2. Le mot que vous détestez ?
Résignation

3. Votre drogue favorite ?
La nouveauté

4. Le son, le bruit que vous aimez ?
Le silence, version John Cage

5. Le son, le bruit que vous détestez ?
La sonnerie du réveil matin

6. Votre juron, gros mot ou blasphème favori ?
 Je l’ai appris dans le Sud : « Connasse » (avec l’accent)
7. Homme ou femme pour illustrer un nouveau billet de banque ?
 Ché Guevara, il est déjà sur des paquets de clope, allons dans le ridicule jusqu’au bout.
8. Le métier que vous n’auriez pas aimé faire ?
 Plus qu’un métier c’est le CDI que je ne veux pas faire.
9. La plante, l’arbre ou l’animal dans lequel vous aimeriez être réincarné ?
 Mon chien, mais le mien on est bien d’accord !
10. Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous, après votre mort, l’entendre vous dire ?
 Il n’existe pas…

 

 

Vaincre l’anorexie : une vision globale

Dans son témoignage,  Anorexie:10 ans de chaos,Barbara Leblanc nous fait part de son épreuve face à la maladie qu’est l’anorexie.
Celle-ci est une maladie complexe qui peut prendre plusieurs formes.
Ainsi on peut parler, suivant les cas, d’anorexie restrictive et d’anorexie boulimique.

La première est le rejet de toute prise de poids alors que la seconde va consister en une alternance entre un comportement boulimique (ingestion excessive de nourriture) et anorexique.
Un des aspects les plus importants de ce trouble est la volonté de contrôle du corps qui cache souvent un sentiment d’insécurité en général

Pour pouvoir vaincre la maladie, le traitement devrait passer par un suivi à la fois physique et psychique. En effet, si l’anorexie met en danger  le malade par une perte de poids extrême, la cause de celle-ci est avant tout psychologique. Ce serait donc une erreur de que de ne pas prendre en compte cette dimension de la maladie. C’est d’ailleurs ce que dénonce Barbara Leblanc dans une interview où elle explique les raisons qui l’ont poussé à témoigner.

La prise en charge du corps se fait avec l’aide de spécialistes tel qu’un nutritionniste ou un diététicien alors que le suivi psychologique est de l’ordre d’un psychothérapeute. D’autres professionnels du milieu médical peuvent être nécessaires, notamment en ce qui concerne les conséquences de la maladie au niveau interne. En effet, dans certains cas graves il peut y avoir la nécessité d’une hospitalisation.

La guérison passe donc par une prise en compte des différents aspects, le corps et l’esprit, affectés par la maladie .

A l’heure du centenaire 14-18: les commémorations en France

La première guerre commença le 28 juillet 1914 pour finir le 11 novembre 1918. Cela fait donc cents ans cette année que la guerre a éclaté, laissant des traces dans la mémoire collective. D’ailleurs elle est la trame de fond de beaucoup d’œuvres littéraires ou cinématographiques. Par exemple, chez les éditions en Volume, Jean-Marie Borghino évoque l’expérience de poilus durant le conflit dans Du sang sur les bleuets (/).

Pour commémorer l’évènement on peut s’attendre cette année à plusieurs commémorations pour les années à venir : ).

Ainsi le 3 août 2014, il s’agira de se remémorer la déclaration de guerre de l’Allemagnes à la France.

Le mois de septembre sera également l’occasion de se rappeler de la première bataille de la Marne.

Le 11 novembre 2014 permettra, lui également, de fêter l’armistice; l’arrêt des combats entre les alliés et l’Allemagne.

D’autres évènements culturels un peu partout en France auront lieu comme des expositions. Des manifestations au niveau international seront également d’actualité, par exemple un colloque organisé en Russie du 15 au 16 septembre.

Les évènements sont donc nombreux pour qui veut entretenir la mémoire et/ou en apprendre plus sur l’histoire de l’humanité durant cette sombre période.

 

Les célébrités et l’anorexie

Dans son roman ,Anorexie, 10 ans de chaos, Barbara Leblanc nous livre le témoignage de son combat avec la maladie.
Préfacé par Philippe Jeammet, psychiatre, ce témoignage s’adresse aux malades ainsi qu’à leurs proches. Véritable phénomène de société, l’anorexie touche également les célébrités. Loin du cliché de la star tourmentée, l’anorexie chez ces personnalités n’en reste pas moins le reflet d’une époque qui pousse à se questionner sur les normes esthétiques.Ainsi plusieurs personnes connues ont été victimes de ce trouble.
Aux Etats-Unis par exemple, la jeune actrice Mary-Kate Olsen tombe dans la maladie dès l’âge de 16 ans

Une autre actrice qui a été victime de ce trouble n’est autre que Demi Moore. En effet en 2012 celle-ci a du être hospitalisée pour être ,entre autres, traitée contre ce trouble .

Anne Hathaway, l’interprète de Fantine dans la comédie musicale Les Misérables en 2012, a elle aussi eu a lutter contre l’anorexie suite à un régime drastique pour les besoins de ce même film.

Du côté des chanteuses, on retrouve Alanis Morisette qui très jeune à souffert de la maladie. Lady Gaga a elle aussi eu des déboires avec les troubles alimentaires puisqu’elle souffre de boulimie et d’anorexie depuis ses 15 ans .

En France, Leatitia Hallyday l’épouse du célèbre chanteur, a avoué être tombé dans l’anorexie très jeune, à 14 ans . Aujourd’hui encore elle en garde des séquelles.

Karine Le Marchand, animatrice de télévision populaire, a également fait part de son combat contre la maladie dès l’âge de 11 ans.

Tous ces exemples montrent à quel point les femmes peuvent être vulnérables face à leur image. Aussi on peut se demander quel rôle jouent les prescripteurs de tendances. Certains ne semblent pas remettre en cause les normes que l’industrie de la mode impose. Karl Lagerfeld explique par exemple que le problème n’a rien à voir avec les tailles de vêtements mais plutôt avec d’autres problèmes psychiques .

Romans épistolaires

Le roman épistolaire met en scène une correspondance d’une ou plusieurs personnes. Dans La Bonne Distance de Eve Chambrot,  il s’agit d’une conversation fictive entre l’auteure et Michel Houellebecq, dont elle est une fidèle lectrice. Après maintes tentatives, l’intéressé finit par répondre. Ses missives ne sont qu’évoquées dans les courriers qui lui sont adressés.

Le roman épistolaire nous plonge dans l’intimité des personnages et nous permet ainsi de comprendre au mieux leur réalité psychologique.

Les  dix romans épistolaires célèbres que nous avons aimés :

Lettre d’une inconnue de Stefan Zweig : Il s’agit d’une correspondance entre une inconnue amoureuse d’un écrivain qu’elle admire. Roman notamment rendu célèbre par l’adaption cinématographique de Max Ophuls.

Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos: peut-être le plus célèbre et le plus emblématique du genre (extrait lu par Karin Viard).

Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows : en 1946 une correspondance s’établit entre une romancière et les habitants de Guernesay, tous membres d’un club de lecture (on nous en parle sur RTL).

Inconnu à cette adresse de Katherine Kressman Taylor : Martin est en Allemagne, Max aux Etats-Unis. Ce dernier s’inquiète de la montée du Nazisme alors que son ami s’en rapproche (extraits ici).

Un homme à distance de Katherine Pancol : Histoire de Kay Bartholdi, libraire, qui correspond avec un lecteur anonyme.

On le sait moins mais Dracula de Bram Stoker est un roman épistolaire : plus besoin de présenter le personnage de Dracula, le vampire le plus célèbre. Du même nom, l’adaptation cinématographique de Francis Ford Coppola

Lady Susan de Jane Austen : principalement centré sur le personnage de Lady Susan, femme égoïste et séductrice.

Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke : à travers dix lettres, Rilke établit ici un « guide spirituel » complet à destination de l’artiste qu’est le poète (à écouter en audio ici).

Les philosophes des Lumières étaient friands du genre  :
Lettres persanes
de Montesquieu : correspondance entre Usbek et Rica, deux voyageurs persans.
Julie ou la nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau : c’est l’histoire d’une passion entre la jeune noble Julie D’Etange et son précepteur Saint Preux, plus modeste. Rousseau nous livre ici une réflexion sur les valeurs morales, en particulier l’authenticité.
La religieuse de Denis Diderot : après avoir été contrainte de prononcer ses vœux et avoir été humiliée au sein de la communauté des clarisses de Longchamp. Suzanne fait tout pour être libérée.

Si vous êtes en quête de romans épistolaires , voici là une liste qui vous donnera bien des idées ! Et n’hésitez pas aussi à nous faire partager vos coups de coeur dans le genre!

Concours « Nouvelles dans l’ascenseur »

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Nous vous invitons à participer à un concours de nouvelles. Les 7 meilleures auront la possibilité de faire partie d’un recueil intitulé « Nouvelles dans l’ascenseur ». La nouvelle devra donc évoquer le thème de l’ascenseur.
Si vous souhaitez participer veuillez nous envoyer vos manuscrits papier à l’adresse suivante :
EditionsenVolume
Neurones Communication
101 rue du Cherche-Midi
75006 PARIS
La nouvelle devra faire entre 3000 et 5000 mots. La  date limite d’envoi est le Vendredi 5 Septembre 2014. Comme nous aimons bien connaitre les auteurs que nous publions, joignez-nous un court CV.
Nous souhaiterions réaliser un recueil de nouvelles sous l’angle de la créativité, de l’originalité.
N’hésitez pas à nous questionner aux adresses suivantes : auteur@editionsenvolume.com

Bonne chance et soyez créatif !

Houellebecq : Une vie de chien

Entre Houellebecq et son chien Clément, ce fut une grande histoire. D’ailleurs on retrouve celui-ci dans le roman épistolaire d’Eve Chambrot, La bonne distance, mettant en scène une correspondance entre elle et l’auteur d’ Extension du domaine de la lutte.

Juré du prix littéraire 30 millions d’Amis en 2011, Houellebecq fit part de son amour pour les animaux dans une interview accordée en 2011 au Figaro . Sans surprise diront certains. Il en faut du chien pour défendre la carte et le territoire! Comme Houellebecq nous en parlait lui-même :


Michel Houellebecq — La carte et le territoire… par Mediapart

Interview Eve Chambrot

A l’occasion de son deuxième roman, « La Bonne Distance », lettres à un prix Goncourt, Eve nous parle :

Comment vous est venue l’idée de ce roman ?

La naissance de l’idée est assez autobiographique . J’avais entrepris d’écrire à un écrivain que j’admire énormément et je n’y arrivais pas. Platitude, révérence excessive, difficulté à dire… la lettre n’est jamais partie mais elle s’est transformée en roman. A partir du moment où j’ai décidé qu’il s’agissait de fiction, la lettre est devenue très facile à écrire, et beaucoup d’autres ont suivi.

Pourquoi avoir choisi la forme du roman épistolaire alors qu’on écrit de moins en moins ?

L’idée est venue d’une lettre impossible donc le choix s’imposait. Mais c’est surtout parce que c’est sous la personne du « je » que j’écris le plus facilement, les mots me viennent tout seuls, même si c’est un « je » fictionnel, même si ce « je » est un homme comme dans le roman que je suis en train de terminer, même si ce « je » est très éloigné de moi.

Quel est cet auteur auquel la narratrice s’adresse ? C’est un auteur imaginaire?

Non, il s’agit d’un auteur bien réel mais dont le nom n’est dévoilé qu’à la moitié du livre, je n’en dirai donc pas plus afin de préserver le suspense !

Le suspense semble important dans vos écrits ?

Oui, très, même si je n’écris pas de romans policiers ! J’aime tenir, ou du moins tenter de tenir, le lecteur en haleine, lui donner envie de lire la suite. C’est une certaine forme de politesse : je détesterais ennuyer ! Alors j’essaie de distiller un léger suspense, de susciter des étonnements, des questions qui seront résolues plus tard. David Lodge, grand romancier anglais, dit que « Les romans sont des récits et ceux-ci ne tiennent en éveil le public qu’en l’amenant à se poser des questions et en différant les réponses qu’ils y apportent. » Je partage absolument ce point de vue !

Et que veut dire le titre, La Bonne distance ?

Il s’agit de la distance qui permet d’établir une vraie relation. Trop près ou trop fort, la relation est biaisée, souvent douloureuse ; trop loin elle est inexistante.

CouvLaBonneDistance

 Pour découvrir La Bonne Distance, il faut cliquer ici!

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