Les célébrités et l’anorexie

Dans son roman ,Anorexie, 10 ans de chaos, Barbara Leblanc nous livre le témoignage de son combat avec la maladie.
Préfacé par Philippe Jeammet, psychiatre, ce témoignage s’adresse aux malades ainsi qu’à leurs proches. Véritable phénomène de société, l’anorexie touche également les célébrités. Loin du cliché de la star tourmentée, l’anorexie chez ces personnalités n’en reste pas moins le reflet d’une époque qui pousse à se questionner sur les normes esthétiques.Ainsi plusieurs personnes connues ont été victimes de ce trouble.
Aux Etats-Unis par exemple, la jeune actrice Mary-Kate Olsen tombe dans la maladie dès l’âge de 16 ans

Une autre actrice qui a été victime de ce trouble n’est autre que Demi Moore. En effet en 2012 celle-ci a du être hospitalisée pour être ,entre autres, traitée contre ce trouble .

Anne Hathaway, l’interprète de Fantine dans la comédie musicale Les Misérables en 2012, a elle aussi eu a lutter contre l’anorexie suite à un régime drastique pour les besoins de ce même film.

Du côté des chanteuses, on retrouve Alanis Morisette qui très jeune à souffert de la maladie. Lady Gaga a elle aussi eu des déboires avec les troubles alimentaires puisqu’elle souffre de boulimie et d’anorexie depuis ses 15 ans .

En France, Leatitia Hallyday l’épouse du célèbre chanteur, a avoué être tombé dans l’anorexie très jeune, à 14 ans . Aujourd’hui encore elle en garde des séquelles.

Karine Le Marchand, animatrice de télévision populaire, a également fait part de son combat contre la maladie dès l’âge de 11 ans.

Tous ces exemples montrent à quel point les femmes peuvent être vulnérables face à leur image. Aussi on peut se demander quel rôle jouent les prescripteurs de tendances. Certains ne semblent pas remettre en cause les normes que l’industrie de la mode impose. Karl Lagerfeld explique par exemple que le problème n’a rien à voir avec les tailles de vêtements mais plutôt avec d’autres problèmes psychiques .

Romans épistolaires

Le roman épistolaire met en scène une correspondance d’une ou plusieurs personnes. Dans La Bonne Distance de Eve Chambrot,  il s’agit d’une conversation fictive entre l’auteure et Michel Houellebecq, dont elle est une fidèle lectrice. Après maintes tentatives, l’intéressé finit par répondre. Ses missives ne sont qu’évoquées dans les courriers qui lui sont adressés.

Le roman épistolaire nous plonge dans l’intimité des personnages et nous permet ainsi de comprendre au mieux leur réalité psychologique.

Les  dix romans épistolaires célèbres que nous avons aimés :

Lettre d’une inconnue de Stefan Zweig : Il s’agit d’une correspondance entre une inconnue amoureuse d’un écrivain qu’elle admire. Roman notamment rendu célèbre par l’adaption cinématographique de Max Ophuls.

Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos: peut-être le plus célèbre et le plus emblématique du genre (extrait lu par Karin Viard).

Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows : en 1946 une correspondance s’établit entre une romancière et les habitants de Guernesay, tous membres d’un club de lecture (on nous en parle sur RTL).

Inconnu à cette adresse de Katherine Kressman Taylor : Martin est en Allemagne, Max aux Etats-Unis. Ce dernier s’inquiète de la montée du Nazisme alors que son ami s’en rapproche (extraits ici).

Un homme à distance de Katherine Pancol : Histoire de Kay Bartholdi, libraire, qui correspond avec un lecteur anonyme.

On le sait moins mais Dracula de Bram Stoker est un roman épistolaire : plus besoin de présenter le personnage de Dracula, le vampire le plus célèbre. Du même nom, l’adaptation cinématographique de Francis Ford Coppola

Lady Susan de Jane Austen : principalement centré sur le personnage de Lady Susan, femme égoïste et séductrice.

Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke : à travers dix lettres, Rilke établit ici un « guide spirituel » complet à destination de l’artiste qu’est le poète (à écouter en audio ici).

Les philosophes des Lumières étaient friands du genre  :
Lettres persanes
de Montesquieu : correspondance entre Usbek et Rica, deux voyageurs persans.
Julie ou la nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau : c’est l’histoire d’une passion entre la jeune noble Julie D’Etange et son précepteur Saint Preux, plus modeste. Rousseau nous livre ici une réflexion sur les valeurs morales, en particulier l’authenticité.
La religieuse de Denis Diderot : après avoir été contrainte de prononcer ses vœux et avoir été humiliée au sein de la communauté des clarisses de Longchamp. Suzanne fait tout pour être libérée.

Si vous êtes en quête de romans épistolaires , voici là une liste qui vous donnera bien des idées ! Et n’hésitez pas aussi à nous faire partager vos coups de coeur dans le genre!

Concours « Nouvelles dans l’ascenseur »

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Nous vous invitons à participer à un concours de nouvelles. Les 7 meilleures auront la possibilité de faire partie d’un recueil intitulé « Nouvelles dans l’ascenseur ». La nouvelle devra donc évoquer le thème de l’ascenseur.
Si vous souhaitez participer veuillez nous envoyer vos manuscrits papier à l’adresse suivante :
EditionsenVolume
Neurones Communication
101 rue du Cherche-Midi
75006 PARIS
La nouvelle devra faire entre 3000 et 5000 mots. La  date limite d’envoi est le Vendredi 5 Septembre 2014. Comme nous aimons bien connaitre les auteurs que nous publions, joignez-nous un court CV.
Nous souhaiterions réaliser un recueil de nouvelles sous l’angle de la créativité, de l’originalité.
N’hésitez pas à nous questionner aux adresses suivantes : auteur@editionsenvolume.com

Bonne chance et soyez créatif !

Houellebecq : Une vie de chien

Entre Houellebecq et son chien Clément, ce fut une grande histoire. D’ailleurs on retrouve celui-ci dans le roman épistolaire d’Eve Chambrot, La bonne distance, mettant en scène une correspondance entre elle et l’auteur d’ Extension du domaine de la lutte.

Juré du prix littéraire 30 millions d’Amis en 2011, Houellebecq fit part de son amour pour les animaux dans une interview accordée en 2011 au Figaro . Sans surprise diront certains. Il en faut du chien pour défendre la carte et le territoire! Comme Houellebecq nous en parlait lui-même :


Michel Houellebecq — La carte et le territoire… par Mediapart

Interview Eve Chambrot

A l’occasion de son deuxième roman, « La Bonne Distance », lettres à un prix Goncourt, Eve nous parle :

Comment vous est venue l’idée de ce roman ?

La naissance de l’idée est assez autobiographique . J’avais entrepris d’écrire à un écrivain que j’admire énormément et je n’y arrivais pas. Platitude, révérence excessive, difficulté à dire… la lettre n’est jamais partie mais elle s’est transformée en roman. A partir du moment où j’ai décidé qu’il s’agissait de fiction, la lettre est devenue très facile à écrire, et beaucoup d’autres ont suivi.

Pourquoi avoir choisi la forme du roman épistolaire alors qu’on écrit de moins en moins ?

L’idée est venue d’une lettre impossible donc le choix s’imposait. Mais c’est surtout parce que c’est sous la personne du « je » que j’écris le plus facilement, les mots me viennent tout seuls, même si c’est un « je » fictionnel, même si ce « je » est un homme comme dans le roman que je suis en train de terminer, même si ce « je » est très éloigné de moi.

Quel est cet auteur auquel la narratrice s’adresse ? C’est un auteur imaginaire?

Non, il s’agit d’un auteur bien réel mais dont le nom n’est dévoilé qu’à la moitié du livre, je n’en dirai donc pas plus afin de préserver le suspense !

Le suspense semble important dans vos écrits ?

Oui, très, même si je n’écris pas de romans policiers ! J’aime tenir, ou du moins tenter de tenir, le lecteur en haleine, lui donner envie de lire la suite. C’est une certaine forme de politesse : je détesterais ennuyer ! Alors j’essaie de distiller un léger suspense, de susciter des étonnements, des questions qui seront résolues plus tard. David Lodge, grand romancier anglais, dit que « Les romans sont des récits et ceux-ci ne tiennent en éveil le public qu’en l’amenant à se poser des questions et en différant les réponses qu’ils y apportent. » Je partage absolument ce point de vue !

Et que veut dire le titre, La Bonne distance ?

Il s’agit de la distance qui permet d’établir une vraie relation. Trop près ou trop fort, la relation est biaisée, souvent douloureuse ; trop loin elle est inexistante.

CouvLaBonneDistance

 Pour découvrir La Bonne Distance, il faut cliquer ici!

Les 10 commandements du Polar

A l’occasion de la sorite de « Olé » de Hugues Bernard, nous vous proposons les 10 commandements de Raymond Chandler* pour écrire un bon polar :

1) La situation initiale et le dénouement doivent avoir des mobiles plausibles…

2) Il ne doit pas y avoir d’erreurs techniques sur les méthodes de meurtre et d’enquête…

3) Les personnages, le cadre et l’atmosphère doivent être réalistes. Il doit s’agir de gens réels dans un monde réel…

4) À part l’élément de mystère, l’intrigue doit avoir du poids en tant qu’histoire.

5) La simplicité fondamentale de la structure doit être suffisante pour être facilement expliquée quand le moment est venu…

6) La solution du mystère doit échapper à un lecteur raisonnablement intelligent…

7) La solution, quand elle est révélée, doit sembler inévitable…

8) Le roman policier ne doit pas essayer de tout faire à la fois. Si c’est l’histoire d’une énigme fonctionnant à un niveau mental élevé, on ne peut pas en faire aussi une aventure violente ou passionnée…

9) Il faut que d’une façon ou d’une autre le criminel soit puni, pas forcément par un tribunal (…) Sans punition, il y a comme une dissonance irritante.

10) Il faut garder une raisonnable honnêteté à l’égard du lecteur…

*Raymond Chandler est un des plus grands auteurs de polars du XXème siècle. Il est notamment l’auteur du roman « Le grand sommeil » à l’origine du célèbre film de Howard Hawks avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall :

 

Interview Hugues Bernard

A l’occasion de la sortie de son livre « Olé », son auteur, Hugues Bernard, nous a parlé :

Hugues, ton roman se penche sur des milieux très particuliers : les travellers, les militants de la cause animale, les toréros… on sent un engagement dans ton écriture : explique nous un peu la portée de cet engagement.
Je suis libertaire. Je ne vis pas ma vie comme elle doit l’être mais comme je veux qu’elle soit. J’apprécie ce qui sort de l’ordinaire, ce qui pose question et bouscule les évidences. Aller à la frontière des idées reçues pour en tester la validité. Traveller, je l’ai été durant presque dix années, militant pour les animaux je le suis toujours mais de façon moins offensive qu’auparavant. La corrida je suis contre. Comme toutes les pratiques qui sont sources d’oppressions et de souffrances. Mes romans cherchent à montrer qu’un autre monde est possible, que des alternatives existent et que tout n’est pas aussi fermé et inévitable qu’on veut nous le faire croire. Notre vie peut être celle qu’on choisit… mais réellement !

Y a-t-il, à ton sens, une diabolisation des milieux alternatifs ?
Je ne sais pas si on peut parler de diabolisation. Une chose est certaine, les milieux qualifiés d’alternatifs portent la plupart du temps en eux la société de
demain. Toutes les grandes avancées sociales ont trouvé leurs germes dans des milieux “alternatifs” puisqu’en décalage avec la réalité de la majorité de
leur époque. C’est pour cette raison qu’ils sont souvent dénigrés ou combattus par ceux qui veulent que rien ne change, juste parce que cela impliquerait de réfléchir sur ses actes et les choix que l’on fait au quotidien. Faire passer les gens qui tentent d’améliorer les choses pour des fanatiques illuminés ou de doux rêveurs est la meilleures technique pour pouvoir continuer à servir la même soupe infecte à tous les aveugles de ce monde. Mais, tout comme l’eau trouve toujours son chemin, le monde change et avance. Vouloir empêcher cela est illusoire et pathétique. Les dinosaures finissent toujours par disparaître !

Le polar te paraît-il un bon média pour aborder les marges de la société ?
Le polar permet de creuser dans les zones sombres de la réalité de notre société. De mettre les pieds dans la boue sans se salir. Il permet de jouer
avec les évidences et de renverser les choses pour donner à voir la réalité sous un angle différent. C’est très amusant à faire et très riche à construire.
Je crois que bien plus que les marges de la société, le polar permet de mettre le doigt sur les aberrations de la société elle-même, dans toute sa
« normalité ». Y intégrer la marginalité permet de montrer que les plus fous et les plus dangereux ne sont pas ceux que l’on croit !

Dans la construction de ton polar, les « héros » ne sont pas toujours ce qu’ils semblent, certains commettent des erreurs, la vérité n’est pas toujours où on l’attend, les personnages de flics sont sympathiques mais ne semblent pas avoir beaucoup d’emprise sur les choses etc… Le polar a-t-il un rôle moral
pour toi, et dans quel sens ?
Personne n’est simplement tel qu’il est. Il y a ce que l’on veut être, ce que l’on est réellement et la façon dont les autres nous perçoivent. C’est ce qui
rend les relations humaines si complexes et passionnantes… parfois insupportables aussi. Car les gens deviennent très rapidement prévisibles. Comme
je le disais au-dessus, le polar permet d’aller déterrer les cadavres, au sens propre comme au figuré. Dans ce roman policier je voulais construire une
intrigue rapide et efficace, mais aussi jouer avec la complexité des sentiments humains, les tâtonnements, les erreurs… Parler de moral est très
délicat. Mais s’il y a bien une chose que le polar offre c’est un exutoire. Une porte ouverte sur les ténèbres qui sont en chacun de nous. J’ai aussi voulu
avoir des personnages normaux et crédibles. Pas caricaturaux, mais sans leur faire de cadeaux pour autant. Avec leurs problèmes, leurs a priori, leurs
côtés écœurants et insupportables… et leurs recherches de solutions pour essayer d’aller mieux, si extrêmes soient-elles.

  L’humour est toujours présent dans ton texte, est-ce une façon de prendre de la distance ou d’approfondir ton sujet ?
L’humour est un trait de mon caractère. Ne rien prendre au sérieux et surtout pas soi-même. J’aime l’ironie et le second degré. Peut être que c’est une façon de prendre de la distance. Je crois que c’est aussi une façon de supporter la réalité qui m’agresse très souvent. On peut rire de tout si on est prêt à rire de soi-même !
Il y a un rythme haletant dans ton intrigue, est-ce quelque chose que tu as particulièrement travaillé ?
Oui, il fallait que ça aille vite. L’intrigue se déroule sur quelques jours, moins d’une semaine, avec de multiples meurtres et des rebondissements inattendus. Je me suis limité dans le temps en déroulant l’action sur le temps d’une féria, qui s’étale en général sur un long week-end.

Penses-tu que le polar peut être une espèce d’hallucination permanente ? Une façon déjantée d’aborder un monde souvent
déjanté ?

Je crois que la vie de la plupart des gens est une hallucination permanente. Que seuls les malades mentaux arrivent à vivre sans problème dans le monde tel qu’il est… A mes yeux, mes romans sont plus réalistes et lucides que la « réalité » quotidienne de ce monde.

Quels sont tes projets ?
J’ai d’autres projets de polars qui sont en train de murir dans un coin de ma tête. Toujours dans des univers un peu hors normes et décalés. C’est ce qui m’inspire. A voir lequel ressortira et me donnera envie de le coucher sur le papier. En parallèle je suis artiste plasticien et j’expose mes travaux de (dé)collage régulièrement. Et depuis peu je suis chauffeur/livreur de farine… pour le fric !

 

Connaissez -vous bien la guerre de 14-18?

2014 marquera le début des commémorations de « La Grande Guerre ». A cette occasion, un petit quiz pour tester vos connaissances sur cet évènement majeur du XXème siècle :

Imagequiz

 

 

Nous offrons 1 exemplaire du livre « Du sang sur les bleuets » de Jean-Marie Borghino aux 5 meilleures réponses!