Seconde édition publiée en novembre 2015
192 pages
ISBN : 978-2-37114-031-8

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Résumé

On les rencontre parfois; des silhouettes squelettiques, souvent de très jeunes filles et l’on porte sur elles un regard inquiet. L’anorexie, c’est une douleur, un mal insidieux que l’on ne comprend pas. Barbara Leblanc en a souffert, elle a pu en sortir. Elle en témoigne sans concession, donnant des clés de compréhension. Ce livre s’adresse à tous, à celles et ceux souffrant de cette maladie, aux proches pour leur dire qu’en guérir est possible.

Préface de Philippe Jeammet

Il faut savoir gré à Barbara Leblanc d’avoir eu le courage d’écrire ce témoignage sur ce qu’on appelle « l’anorexie mentale » qui l’aura habitée plus de dix ans de sa vie. Lui savoir gré d’avoir eu le courage de surmonter le besoin de maîtrise dont témoigne l’anorexie pour s’abandonner au risque de la rencontre du regard des autres, de tous les autres et des jugements dont ils sont porteurs. Ce faisant, elle nous prouve qu’elle est à nouveau entrée dans la vie qui est toujours une co-création avec les autres, avec ce que cela suppose de dépendance à autrui et de risque de déception. C’est la condition de la vie mais elle nécessite que la confiance l’emporte sur la peur. Lire la suite

Extrait

35. Mon chiffre clé. Ma température. Mon rythme cardiaque. Mon poids. Allongée sur cette table froide, nue sous un drap, mon corps en hypothermie, les lumières blanches défilant sous mes yeux, comme dans un film. Le fracas d’une porte battante, ces nouveaux visages masqués, inconnus, au-dessus de ma tête.

– Bonsoir. Vous êtes en réanimation, on est là pour s’occuper de vous. On va vous déplacer sur un autre lit. Prête ?

Pas le temps d’ouvrir la bouche. De toute manière, aucun son n’en serait sorti. On se croirait dans un épisode d’Urgences ou de Grey’s anatomy.

Après être passé de bras en bras, mon corps a pris son envol, non pas vers l’au-delà comme je l’avais prévu initialement, mais bien vers un autre lit. Je continuais à sentir mes os s’enfoncer en moi.

– Il va falloir respirer dans ce masque maintenant. Vous comptez jusqu’à trois…

Un, deux….

T’as jamais vu arriver le trois, je parie ! me lança Gaëlle, alors que je venais tout juste de débuter mon récit.

– Exact… Je me suis endormie d’un seul coup. Ce qui ne m’était pas arrivé depuis un bail… lui ai-je répondu, un peu surprise par sa question. Comme si elle lisait déjà en moi mon histoire, celle que j’avais si longtemps cachée.

Je restais silencieuse quelques secondes.

– Ce soir-là, ce qui m’a le plus frappé, c’étaient les mots de l’une des infirmières des urgences qui était là quand je suis arrivée.

– Qu’est ce qu’elle t’a dit ?

– Vous en avez de la chance… à deux heures près, vous n’étiez plus avec nous !

Des images me renvoyaient intérieurement à cet instant précis, dans cet hôpital, aux prémices d’une nouvelle vie…

En atterrissant sur ce lit d’hôpital, je venais de renoncer à me laisser mourir comme je l’avais pourtant décidé quelques années auparavant. J’avais opté pour la vie. Avais-je trop longtemps joué avec la mort ? Voulais-je réellement vivre ? Avais-je un autre combat à mener ?

– C’était quand tout ça ? m’a relancé Gaëlle, reprenant pour un instant ses habitudes de journaliste.

– En 2006.

– T’avais quel âge ?

J’avais vint-deux ans à cette époque. J’avais décidé de quitter Paris pour venir vivre à Aix-en-Provence pour faire mon master de Droit.

À l’époque, ce corps qui était le mien se décomposait, partait, ne tenait plus. À l’époque, même mon esprit quittait le monde. À l’époque, la mort m’envahissait, grignotait chaque pan de mon âme. À l’époque, j’ai approché la déchéance intellectuelle. À l’époque, j’ai compris ce que le mot «solitude» signifiait.

Gaëlle était en mesure de cerner à quel point cette période avait marqué ma vie. Elle me connaissait bien, depuis ces deux années passées ensemble en école de journalisme. Elle était devenue l’une de mes plus proches amies. Pourtant, jamais je n’étais parvenue à lui raconter en détail ces événements, ces moments de ma vie, ceux qui ont fait de moi la femme que je suis aujourd’hui.

Assise en face de moi, mon amie ne comprenait pas comment j’avais pu arriver sur ce lit d’hôpital. Ses yeux m’interrogeaient. Elle cherchait une réponse, une explication à ce plongeon dans cet enfer.

– Tu n’aimais pas Aix ? Tu as mal vécu ton déménagement, c’est pour ça ?

– Pas vraiment. Mais le problème n’était pas réellement la ville je crois. Parce que j’aurais pour être la plus heureuse des étudiantes. J’avais un grand appartement, une voiture, de bons résultats à la fac…

– Ouais. Bien plus que ce qu’un étudiant peut imaginer avoir en fait, me souligna Gaëlle. Qu’est ce qui a fait alors que tu sois si mal ? ça venait de toi ?

– En fait, je m’en foutais de tout ça, ai-je répondu étrangement un peu excédée. Aujourd’hui, aussi d’ailleurs. À l’époque, j’avais surtout un immense besoin d’amour, qui n’était pas comblé parce que j’étais très seule.

– Ah ouais ? Pourtant, tu es quelqu’un de sociable. Tu n’avais pas d’amis à l’époque ?

– Pas vraiment. Mais surtout inconsciemment, j’avais décidé de rester seule, coupée de tout et de tout le monde.

– Pourquoi tu faisais ça ? demanda-t-elle en appuyant sur les mots, comme l’amorce d’un reproche.

Je restais un instant silencieuse, laissant mon regard posé sur ses yeux. Comment parler de cela, il fallait pourtant que je lui dise. Je repris :

– Sûrement pour être loin de ceux qui me connaissaient, qui cernaient ma fragilité…

Nous étions en 2006. Soit un peu plus de quatre ans après le début de ma métamorphose. Quatre années au cours desquelles mes bas avaient été plus nombreux que mes hauts. Quatre années au cours desquelles j’avais pourtant eu ce sentiment d’être devenue adulte, sans réellement avoir passé ce cap. Quatre années au cours desquelles mon corps avait fluctué au rythme de mes déséquilibres affectifs et psychologiques.

– Tu voulais la cacher, cette fragilité ?

– Oui. Tout comme mon mode de vie, lui ai-je répondu avant de marquer un silence pour prendre le temps de réfléchir. En fait, tu sais, être anorexique, ce n’est pas simplement être horriblement maigre. Ça va bien plus loin. C’est une manière d’être, d’agir, de parler, de bouger.

– Ce n’est pas qu’un problème alimentaire, tu veux dire ? m’interrogea-t-elle.

– Bien sûr que non ! Ce serait trop simple, on saurait bien mieux la soigner je pense. Non, l’anorexie mentale fait partie des troubles du comportement alimentaire, aussi les TCA, comme on les surnomme. Qui dit trouble du comportement, dit alors aspect psychologique, et pas uniquement physique. Pour résumer, l’anorexie fait référence à un profond mal-être psychologique et à des attitudes alimentaires dangereuses… Mais là où tu as raison dis-je en adoucissant ma voix, c’est que pour l’entourage ou les gens qui côtoient la malade, le principal problème, c’est la nourriture, les calories et la peur de grossir…

On en parle dans la presse

FranceInter

La Tête au carré du 26 février 2015. écouter l’émission.

Ouvrage sélectionné dans le cadre du concours Parole de patient organisé par le LEEM.

france5

Le magazine de la santé

L-ObsLePlus

Barbara Leblanc en a survécu et a écrit un livre sur son expérience : « Anorexie : 10 ans de chaos ». Elle revient pour nous sur son histoire. Une histoire qui aurait pu ne jamais être racontée. lire la suite

logo parismatch

Pour partager son expérience, la jeune journaliste a dédié son premier ouvrage à la maladie qui l’a rongée pendant tant d’années : «Anorexie, 10 ans de chaos». Elle revient pour Paris Match sur son histoire et les rouages de ce mal méconnu. Lire la suite

logoFinfo

Le 15 avril 2016
Le décès jeudi de Laurence Chirac, fille ainée de Bernadette et Jacques Chirac qui souffrait d’anorexie mentale depuis ses 15 ans, met en lumière les dangers de cette pathologie.
Barbara Leblanc, ancienne anorexique et auteure de « Anorexie, dix ans de chaos: récit de vie » l’explique : Lire la suite

 

logoFinfo

Émission : Femme d’exception

Un livre en forme de conversation avec sa meilleure amie, à qui elle raconte ses années de descente aux enfers, de privation et de solitude.  Lire la suite ou Écouter l’émission

logo20minutes

Interview sur la chaine israélienne i24. (démarre à la 16ème minute).
http://www.i24news.tv/fr/tv/revoir/midi-ensemble#/midi-ensemble/4255221242001

Logo-I24

Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? « En atterrissant sur ce lit d’hôpital, je venais de renoncer à me laisser mourir comme je l’avais pourtant décidé quelques années auparavant. J’avais opté pour la vie ». Lire la suite

logo babelio

Barbara Leblanc en a souffert, elle a pu en sortir. Elle en témoigne… Lire la suite

LeChoisDesLibraires

On les rencontre parfois ; des silhouettes squelettiques, souvent de très jeunes filles… Lire la suite 

Hopital-fr

Barbara Leblanc y a survécu et a écrit un livre sur son expérience : « Anorexie : 10 ans de chaos ». Elle revient pour nous sur son histoire Lire la suite

Psycom

L’anorexie est une maladie mentale qui touche environ 70.000 femmes de 15 à 25 ans en France. Barbara Leblanc en a survécu… Lire la suite

HandicapInfos

lire

SabrinaTCA92

Je t’ai découverte comme bon nombre de personnes souffrant de TCA en lisant ton superbe témoignage et cela fait maintenant plusieurs mois que nous apprenons à nous connaître sur les réseaux. Des projets communs se dessinent : une table ronde, un documentaire… De belles rencontres en perspective et je l’espère le début d’une longue coopération dans la lutte contre les TCA. Lire la suite

BarbaraLeblanc

Barbara LEBLANC

Inspirée par les récits d’Henri Troyat ou des auteurs classiques, comme Zola ou Hugo, et bercée par les mélodies de sa flûte traversière, elle travaille son imagination. Après un baccalauréat économie, elle se prédestine au métier d’avocate et poursuit donc ses études de droit à l’université Paris 2 – Assas, en se spécialisant en droit des médias et de la communication. Les médias, un secteur qu’elle finira par intégrer. Après un passage à France Info pour les élections de 2007, l’amour de l’écriture la rattrape et elle se lance dans des études de journalisme en alternance. Ses lectures se polarisent alors sur les biographies, et elle dévore par exemple La vie des Kennedy. Ces récits de vie lui donnent envie de réaliser son rêve d’écrire, et de consacrer un livre à une partie de la sienne, celle qui l’a fait devenir celle qu’elle est aujourd’hui. Avec Anorexie 10 ans de chaos, Barbara signe son premier ouvrage.

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