La Fuite de Ève Chambrot éditions Envolume 9782371140417
En librairie le 25 août 2016
104 pages
Format 14X21 – Broché
Prix : 14,00€
ISBN : 978-2-37114-041-7
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Résumé

C’est un homme ordinaire : comme tant d’autres, il veut gagner de l’argent, réussir. À la tête de sa petite entreprise, il mène une existence confortable. Un jour, les clients disparaissent,
les dettes s’accumulent et tout s’effondre. Dès lors, il aura une seule préoccupation : que personne n’en sache rien.

Roman obsédant, La Fuite décrit une descente aux enfers pavée de mensonges et de suspicions, où l’orgueil prime sur les sentiments.
Un récit mené de main de maître par Ève Chambrot.

Vous pourrez rencontrer l’auteur
Dédicace le mercredi 14 décembre Librairie Hisler Even, 1 rue Ambroise Thomas, 57000 Metz

Des lecteurs en parlent

Une page est consacrée à Ève Chambrot dans La Semaine Téléchargez le PDF

Un roman à lire absolument, impossible de faire l’impasse, vous n’en sortirez pas indemne. Une critique de Chriskorchi sur Babelio

Dès les premières lignes, nous sommes plongés dans ce roman. Tout va très vite… Lire la suite sur www.plagedelectures

EN BREF, J’ai été choqué, ému, dérouté et surprise, bref, j’ai réellement apprécié !
Ecriture et rythme :
Un roman d’une grande beauté ! J’ai vraiment apprécié l’écriture d’Ève Chambrot. Lire la suite sur lecture-rousse

Mais petit à petit, tout s’effondre à nouveau et il n’a plus qu’un seul objectif : cacher sa chute, la ralentir par tout les moyens.
C’est un livre très court mais terriblement addictif ! On veut tellement savoir jusqu’où il pourra aller pour cacher cette faille ! (oui ça fait un peu malsain dit comme ça)… Lire la suite sur labouquineuseweb

La Fuite, un roman sur la folie d’un homme orgueilleux et détestable, un roman qui se lit presque d’une traite… Lire la suite sur dunlivrelautre

Un roman glaçant qui nous tient en haleine jusqu’au bout, entre thriller, tragédie et étude psychologique. Hypnotique et pervers, une réussite du genre. Lire la suite sur a-vos-marques-tapage.fr

Roman ou polar je n’arrive pas à trancher, mais est-ce vraiment utile de classifier ce qui reste pour moi un pur moment de plaisir de lecture. Lire la suite de Eric Neirynck sur linternaute.com

Loin du roman feel-good, ce livre n’en est pas moins intéressant ; il soulève des questions d’identité, d’intégrité et de dignité. C’est un livre qui marque le lecteur, ou du moins le brutalise un peu au fur et à mesure des pages. Lire la suite : La Rousse bouquine

et…

folavrilivres

www.casscrouton.fr

larubriquedolivia

plagedelectures

merlin-brocoli

www.m-e-l.fr

www.imgrum.net

Tasshon (en anglais)

A vos marques… Tapage !

Sur Babelio

 

Extrait

« Certains choix sont sans retour. Après eux, il n’y en aura pas d’autres, car ils tracent un chemin où ne se dessinera plus la moindre bifurcation. Il y a un avant, il y a un après, et tout pas de côté devient subitement impossible tant la voie est étroite. À partir de là il faut tenir, serrer les dents et avancer quoiqu’il arrive. Quand j’ai commencé à mentir à tout le monde, j’ai compris que je m’étais engagé dans un processus irréversible. Gagner du temps, retarder la chute, éviter de regarder trop loin devant. »

« La femme qui attend au bar de l’hôtel semble contrariée. Elle tourne machinalement une petite cuillère en inox dans un café macchiato où le sucre a fondu depuis longtemps. Le bruit régulier que fait le métal en heurtant les parois de la tasse semble agacer les autres clients, elle ne s’en rend pas compte. Lorsque l’homme entre, elle lève la tête et affiche un sourire contraint… Elle avait accepté sans difficulté de lui prêter trente mille euros pour qu’il monte une affaire qui lui semblait viable, elle appréciait son énergie et avait eu envie de l’aider. Que s’était-il passé ensuite, elle n’en savait rien, toujours est-il qu’il n’avait pas pu lui rembourser l’argent à la date convenue. Leur relation en avait souffert, dynamitée par les disputes au sujet du prêt. Le cœur n’y était plus. Ils s’étaient vus de moins en moins souvent, le mot rupture n’avait pas été prononcé, mais pour elle c’était bien de cela qu’il s’agissait.
Et voilà qu’un jour il refait surface, qu’il lui écrit en renouvelant des déclarations d’amour puériles. Il termine sa lettre en lui disant qu’il est à même de lui rembourser ce qu’il lui doit, à moins qu’elle ne l’autorise à le réinvestir dans un nouveau projet, très excitant. Elle accepte un dernier rendez-vous, uniquement pour qu’il lui remette un chèque certifié couvrant au moins la moitié de sa dette.
Voilà comment elle se retrouve dans ce bar d’hôtel, à attendre un homme qui n’a même pas le bon goût d’être à l’heure. En le regardant franchir enfin la porte à tambour, sourire confiant, mais regard triste, elle comprend qu’il vient les mains vides. Il va voir de quoi elle est capable à son tour.
Les trente mille euros, c’est par un huissier qu’il en entendra bientôt parler. »

 

Ève CHAMBROT

La Fuite est son troisième roman, et le deuxième que nous publions après La bonne distance (seconde édition, octobre 2015).
Ses autres publications :
— Le Noeud de pomme, 2013.
— La Chaumière, récit, Actes Sud, 2009.
— Rarès Victor : Moi Intime Je public, Ève Chambrot et Mireille François, Somogy Editions d’art, 2013.
— La Polygraphie du cavalier obtient le premier prix du concours Don Quichotte de la nouvelle, en 2012.
— DUETTO Michel Houellebecq (livre numérique), Éditions Nouvelles Lectures, octobre 2015.

Site internet : http://evechambrot.hautetfort.com
Facebook : Ève Chambrot
Twitter : @eve_chambrot

Interview

Parlez-nous de La fuite, votre troisième roman, court et addictif, comment est-il né ?
Je suis passionnée par les affaires criminelles, en particulier celles qui se déroulent au sein d’une famille. Ce qui m’a motivé, c’est l’envie de mettre de la matière dans les blancs de ces histoires, matière faite de toutes ces choses qu’on ignore : quelles sont les pensées, les motivations, du criminel ? Quels rapports avait-il avec la ou les personnes qu’il a tuées ? Quelles paroles ont-ils échangées, juste avant, la veille, la semaine précédente ? Quel a été le déclencheur ? L’enchaînement des choses ? Quels ont été les mensonges nécessaires pour que cela arrive ?

Pourquoi avez-vous choisi de parler d’un fait divers ?
J’ai été inspirée par plusieurs faits divers, l’un ayant fait grand bruit dans les années 90, l’autre plus récent en 2011, ainsi qu’un troisième s’étant déroulé à proximité de l’endroit où je vis, et plus généralement par toutes les affaires de parricide, matricide ou infanticide.

Pourquoi avez-vous choisi cette structure de récit ?
Je voulais qu’on puisse suivre en parallèle les pensées du personnage principal, et la vie quotidienne vue par un narrateur “neutre”, qu’on puisse voir les endroits où se glissaient les mensonges et les incompréhensions.

En refermant le livre, j’étais incapable de nommer le mari, un des deux protagonistes. Est-ce que cet homme représente un archétype ?
Exactement. Il pourrait être le protagoniste de toutes les affaires dont je vous ai parlé tout à l’heure. Il n’est jamais nommé. Peut-être parce que c’est un archétype, peut-être parce qu’il ne mérite pas d’avoir un nom ?

Dans quelle mesure pensez-vous que Sabine, le personnage féminin, est victime ou maîtresse de son destin ?
Je crois qu’elle est quelque part sinon responsable, mais du moins complice involontaire de ce qui lui arrive. Dans une relation, ce que fait ou dit l’un des deux influence l’autre. Par ailleurs, elle aurait pu faire un autre choix, mais je ne veux pas trop en dire sinon le roman va cesser d’être addictif…

Avez-vous une méthode de travail ? Planifiez-vous des temps pour l’écriture ?
Non, pas de méthode, je devrais peut-être ! Je me réserve des journées où je ne prends aucun RV et débranche tous les téléphones et accès aux réseaux sociaux.

Parlez-nous de vos ateliers d’écriture, vous aident-ils à trouver l’inspiration ?
Ce sont plutôt les participants à mes ateliers qui, je l’espère, trouvent l’inspiration ! Les ateliers me “nourrissent” émotionnellement, par les textes qui sont produits par le groupe, mais ne m’inspirent pas, en tout cas pas consciemment. Pour moi, écriture et ateliers sont des activités relativement séparées.

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