Extrait de Manuel d’un psy décomplexé de Joseph Agostini illustré par Jean-Luc de Antoni

La névrose obsessionnelle réussie donne le Prix Nobel, couronné par l’Humanité. Elle est la grande contributrice d’un progrès scientifique ou d’un sentiment de la beauté universelle. Mais en matière de délire obsessionnel, le ratage est la règle. On ne supporte pas une coquille. Une petite erreur de calcul nous fait tout recommencer. On ne présente ainsi jamais rien aux autres quand on est obsessionnel. On reste dans sa cage au fond de soi en se vivant comme un déchet de l’Humanité et en se revendiquant pourtant « passionné ». L’analyste ouvre petit à petit cette cage pour en laisser sortir un singe savant, qui ne demande au fond qu’une chose : oublier son savoir et vivre dans la nuit secrète et énigmatique du désir, toujours manquant, toujours insaisissable.

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