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112 pages
Format 14X21 – Broché
Prix : 15,90€
ISBN : 978-2-37114-056-1
Le livre est sorti en librairie à partir du 23 janvier 2018

 

 

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Résumé

Il était une fois un psychanalyste qui avait envie de parler vrai à ses patients. De leur parler névrose, psychose, perversion. De leur parler dépression, addiction. De leur parler de bonheur, de destin, de choix. Un manuel inédit dans sa forme et son fond, avec une écriture qui se veut à la fois drôle et pointue, vulgarisatrice et pertinente.
Des illustrations jalonnent l’ouvrage à la manière d’un livre de découvertes.
Un livre qui rend la psychanalyse compréhensible à tous les curieux, mais qui s’adresse aussi à tous les analysants en herbe…

La presse en parle

Une interview dans Corse matin
« La Corse ? Une société profondément oedipienne »

Critiques sur Babelio
Cet essai original, unique, complet, déploie des mots sur les maux. Mais pas que.Joseph Agostini psychanalyste, écrivain, à la plume précise, érudite, vient de mettre au monde un « Manuel d’un psy décomplexé » de renom. Tout est matière à réflexion. Cet essai se lit, s’apprend, et se comprend. On prend pour soi ces morceaux d’architecture qui détricotent ce que la psychanalyse renvoie dans le miroir de l’intériorité du lecteur. Ce dernier devient apprenant de cette science qui subrepticement place les forces mentales du lecteur en face à face avec ces maladies qui de siècle en siècle n’achèvent pas leur progression. Cet essai est d’un genre particulier…
Pour en lire plus sur Babelio

La rubrique d’Olivia
« L’auteur, Joseph Agostini, nous étonne et nous régale avec cet ouvrage original qui sort des sentiers battus. Son écriture piquante et percutante rajoute de la clarté à la psychanalyse. Un livre divertissant à découvrir !  »

Sur sortiz.com

La presse a parlé de son précédent livre : Dalida sur le divan
France 3 Corse le 10 janvier
La dépêche
Le Progrès
L’Express
Le Parisien
RTBF
Têtu
RTL
DHnet
Purpeople
Skyrock
Culture box
Very-friendly
Larep
Bien public
www.artistikrezo.com
La Croix

L’interview de Joseph Agostini sur France Bleue
france-bleue

 

 

Extrait

La tyrannie du bonheur sévit. Elle empêche les âmes de s’adonner à leur plaisir favori : l’égarement. La course aux objets de consommation, ou pour le dire moins poliment, la fringale de cool toys, empêche l’inclinaison mélancolique.

Le cool toy, qu’est-ce que c’est ? C’est tout ce qui rend la vie plus simple, plus sexy, plus sympa, et qui l’évide de sa substance complexe, souffrante, mortifiante. Des siècles de littérature romanesque sont ainsi court-circuités par quelques mots-clés sur une application, par un smiley sourire sur un réseau social, par un tweet laconique, voire lapidaire. Tout se passe comme si nos inconscients avaient délibérément opté pour une simplification du monde, dans un renoncement face à l’abysse de l’énigme humaine.

Allo, le monde ? Je me suis tapé douze ans d’analyse, je ne vais toujours pas mieux. Donc, aujourd’hui, exit ma psy mutique qui tripotait son collier de perles derrière moi ! Je veux de la thérapie comportementale, de la bonne, de la vraie ! Je veux du conseil pour plus flipper le soir quand je rentre en scooter d’Argenteuil. Je veux du coaching pour apprendre à pas chialer quand je vais au ciné voir le dernier François Ozon. Et, dans l’idéal, je voudrais faire un gosse avant quarante ans si mon agenda me le permet.

Lire les 30 premières pages.

 

Interview de Joseph Agostini

Pourquoi avoir choisi d’écrire un livre intitulé « Manuel d’un psy décomplexé » ?

Je crois que c’est avant tout pour démystifier le métier de psychanalystes. Beaucoup de mes confrères, engoncés dans un snobisme crapuleux, mettent en danger ma profession. Ils ne se mettent pas à la portée du plus grand nombre quand ils s’expriment, que ce soit à l’écrit ou à l’oral. J’estime que le psychanalyste doit être au cœur de la cité, en ne s’abritant pas derrière un fatras théorique souvent indigent.

Que répondez-vous à ceux qui justement vous accusent de racolage ?
Je dis juste qu’on peut être drôle et pointu, pertinent et populaire. Pourquoi choisir ? Les concepts psychanalytiques ne nous amènent pas à une complexité intellectuelle, mais au contraire, à une approche du réel le plus simple, le plus radical. Je les compare souvent à des épures, à des poèmes japonais. En ce qui me concerne, j’ai voulu donner des clés d’accès à un univers souvent vu comme hermétique à tort. Les psychanalystes sont des clowns ! Des clowns du langage ! Ils s’amusent avec, le tordent dans tous les sens pour extraire son essence, sa magie. Lacan et Freud nous l’ont dit bien avant moi.

On peut donc être sérieux sans se prendre au sérieux ?
Pourquoi avoir une morgue, une arrogance quand on parle de choses graves ? Mes inspirateurs dans ce métier sont d’une humilité extrême. Les plus habiles cliniciens savent qu’ils ne savent pas. En cela, ils donnent beaucoup d’eux-mêmes à leurs patients, viennent les convoquer dans leur véritable subjectivité. Les donneurs de leçons, qui s’érigent en maîtres et ne pratiquent ni plus ni moins que du clientélisme intellectuel, discréditent le métier et le rabaissent à une querelle d’égos. Un comble pour des psychanalystes, quand on sait que nous travaillons précisément avec la dimension imaginaire des ambitions du Moi !

Comment voyez-vous la psychanalyse dans dix ou quinze ans ?
Nous devons nous remettre en question, savoir transmettre, vulgariser notre savoir. Les thérapies comportementales et cognitives prennent le pas sur la psychanalyse, car elles décomplexifient le monde dont elles parlent. La psychanalyse peut aussi avoir cette vocation tout en gardant sa profondeur, sa substance. L’écriture est une question de charme, elle doit venir séduire pour ensuite véhiculer sa puissance, ses enjeux véritables. Si l’ennui règne, rien n’est possible.

JOSEPH-AGOSTINI
Photo : Mourad Oulhatri

Joseph AGOSTINI

Joseph Agostini est psychologue clinicien, diplômé d’état de l’Université Paris 7 Denis Diderot. Formé au psychodrame à l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière et à la psychotraumatologie au service de réanimation de l’Hôpital Necker. Il a exercé en hôpital de jour et en foyer spécialisé. Il a son cabinet privé à Clamart.
Et Joseph Agostini est auteur de théâtre. Ses pièces, On peut se pendre avec sa langue, Barbarie Land, Ajoutez comme ennemi, Le dernier secret, Œdipe à la folie et Le petit garçon qui posait trop de questions, ont été jouées à Paris et en Avignon. Il est également l’auteur du premier essai psychanalytique sur une chanteuse populaire, Dalida sur le divan, Envolume (2017).

 

Illustrations

Jean-Luc de Antoni

Joseph Agostini est un homme qui prend plaisir à partager ses savoirs.
Joseph Agostini est un homme qui prend du recul avec humour.
Joseph Agostini est aussi un écrivain.
Jean-Luc de Antoni dessine.
Jean-Luc de Antoni dessine tout le temps et sculpte par moment.
Jean-Luc de Antoni a aussi de l’humour.