Auteur de « Moi l’ascenseur de votre vie » dans notre recueil de « Nouvelles dans l’ascenseur » , Jérôme est  né en 1974 près de Saint-Etienne et est Auvergnat d’origine et de cœur. Il a  vécu toute sa vie à Paris où après des études de Géographie, il travaille aujourd’hui dans une grande mutuelle française. Passionné de rugby, de nature, d’Histoire, d’informatique et de littérature, ses écrits sont un mélange de tous ces univers.
L’humain est toujours au cœur de ses écrits et c’est autour de ce thème que il a voulu écrire ma nouvelle pour ce recueil. Les relations humaines, les sentiments, l’histoire dans l’Histoire, tout ceci le passionne et l’inspire.
Ses projets :  écrire un recueil de poésies et deux romans qui ont germé danssmon esprit cet été 2014.  C’est d’ailleurs à cette époque qu’il a ouvert son blog : A mots découverts, ,  dans lequel  il s’essaie à divers styles comme la poésie et les histoires courtes  notamment.

Extrait de « Moi l’ascenseur de votre vie » :

[…]Les jours qui ont suivi ont montré que vous vous étiez réconciliés. J’en fus soulagé et heureux. Je n’aurais pas aimé vous voir vous séparer. Cela faisait maintenant deux ans que vous étiez ensemble et j’aimais votre couple. Le voir vivre, le voir grandir. Je vous aimais moi aussi, mais en silence.

Erwan, tu as fini tes études et tu as décroché un emploi. Je crois avoir compris que c’était un emploi de cadre dans une entreprise. Cela allait vous permettre de vous installer Julie et toi. Je l’ai entendu, lorsque tu lui parlais dans ton portable. Quelle belle invention le téléphone portable ! Cela me permettait de vous entendre vous parler même lorsque vous étiez seuls. Je pouvais enfin suivre un peu plus votre vie qui se construisait. Julie est rentrée souriante ce jour-là. La perspective que vous alliez vivre enfin ensemble la rendait folle de joie. Enfin, vous alliez pouvoir vivre comme un vrai couple.

Je fus soulagé de constater que vous alliez habiter le même immeuble que tes parents, Erwan. J’allais pouvoir continuer à vous voir vivre et cela me ravissait.

Vous avez emménagé trois semaines plus tard. Je vous ai aidés. Même beaucoup. Mais sans un merci. Pourtant, je sais que sans moi, vous n’y seriez pas parvenus aussi facilement.

Julie est rentrée un jour de juin, toute heureuse, le téléphone collé à l’oreille. Elle te parlait évidemment, Erwan. Elle venait de réussir son examen pour devenir professeure des écoles. Son rêve. Elle qui adorait les enfants. Elle était tout excitée au téléphone. Tu es rentré avec un bouquet de fleurs et du champagne ce jour-là. Un grand jour.

Cinq mois plus tard, j’ai assisté à une scène qui m’a marqué. Erwan, tu semblais répéter une scène et tu tenais l’écrin d’une bague dans ta main. Vous alliez vous fiancer. Ce moment m’a touché. Même ému.

Julie a accepté puisque deux mois plus tard, je vous ai vus passer en costumes de mariés. Toute votre famille était là, endimanchée. Il y avait du monde ce jour-là. J’ai vu beaucoup de passage. Vous êtes rentrés tous les deux. Lorsque je vous ai perdus de vue, tu la portais dans tes bras, Erwan. C’était tellement romantique. Tout le temps que vous étiez là, près de moi, invisible à vos yeux, tu la tenais dans tes bras. Vos regards en disaient long sur votre silence et l’amour que vous vous portiez. Elle portait une si belle robe, toi un costume sur-mesure, vous étiez l’incarnation même du bonheur. Et puis, vous êtes partis en voyage de noces. Une semaine sans vous voir ni vous entendre. Et puis, l’espérance. Un taxi se gare devant l’immeuble et je vois sortir, je revis. Vous vous approchez de moi, vous m’effleurez et je vous accompagne jusque chez vous. Je porte vos bagages. Vous êtes ivres de bonheur.[…]

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

webdesigner freelance