Résumé

Ascenseur (nom masc.) : lieu et non-lieu d’une histoire.

À La Défense, pour Johann Leloup : corporate.
Ludique et piquants commérages dans un immeuble par Monique Kioulou.
Huis-clos avec un homme dangereux chez Christine Quinet.
Accent épistolaire et l’amour d’un couple avec Jérôme Marsura.
Handicap en entreprise chez Emmanuelle Lemesle.
Brindezingue… loufoque pour Julie Lamidieu.
Sur le mode du journal de bord, caustique et touchant par Emma Casanove.
Et avec Chiara Perez, auteure âgée de 12 ans : vadrouille familiale dans un ascenseur bloqué.

 

Extraits

Moi l’ascenseur de votre vie de Jérôme MARSURA

« Chers Julie et Erwan,
j’aimerais tout d’abord vous dire combien j’ai aimé partager votre vie pendant ces vingt années. Tout ce que nous avons vécu ensemble et ce que j’ai pu vivre à travers vous, restera à jamais gravé dans ma mémoire. Comme vous allez pouvoir le lire par la suite, je me souviens de tous vos moments, de nos moments.
Erwan, je me souviens de notre première rencontre. Je venais d’arriver près de chez toi. Tu étais un jeune homme de dix-sept ans. Brun aux cheveux souvent décoiffés, un mètre quatre-vingt-trois, les yeux verts. Une personne calme, qui ne posait jamais de problèmes dans le voisinage. Tu avais l’air préoccupé ce jour-là. Tu n’as pas fait attention à moi et je le comprends. Pourtant, moi je t’ai accompagné quelques instants et j’ai vu que tu partais au lycée. Cela devait être important parce que tu lisais des fiches soigneusement écrites et tu répétais tes leçons. Un examen sans doute. Cela a duré un certain temps et tu es revenu. Tu avais l’air satisfait. Tu souriais. Beaucoup plus détendu qu’à l’aller. Cela a duré plusieurs jours. Mais à la fin, tu semblais de bonne humeur, bien. J’ai cru comprendre que tu avais réussi tes examens et que tu avais obtenu ton baccalauréat.
C’est aussi à cette période que je t’ai vu rentrer tard le soir, parfois accompagné par des jeunes filles. C’était de ton âge. Je me souviens de cette jolie brune avec qui tu es resté assez longtemps. Flavie était son prénom. Je fus le témoin de vos premiers baisers enflammés. Bien malgré moi. J’aurais aimé détourner le regard, mais je ne le pouvais pas. À croire que vous veniez vous embrasser exclusivement pour moi. Mais le plus important, ce fut votre rencontre. Je ne suis pas là pour te parler de tes ex-copines, de celles qui ont existé avant Julie.
Le jour où tu es parti à ton premier rendez-vous, celui qui allait être votre premier a tous les deux, tu étais tiré à quatre épingles. Tu étais apparemment impliqué par cette soirée. Du haut de tes dix-huit ans, tu semblais prêt à commencer une histoire importante. Elle allait le devenir. Tu es rentré particulièrement tard ou tôt ce jour-là. Clairement heureux. Amoureux.

Panier de crabes de Johann LELOUP

Le brouillard drape bâtiments et silhouettes. Un vent sec et glacial saisit les cadres financiers qui pressent le pas sur le parvis de la Défense pour échapper à la morsure du froid et rejoindre la chaleur artificielle de leur bureau. Dans les douze étages du building qui abrite Axis, renommée banque d’investissements, les jours se suivent et se ressemblent. Une fois encore, la matinée ne démarre pas sous les meilleurs auspices. Deux molosses de la sécurité empoignent un individu hors de lui devant l’ascenseur.
Étage 7
9 h 17

Deux agents de sécurité
Gilles Duhamel (Informaticien système chez Brown § Hobbes, concurrent d’Axis)
Gwladys Duhamel (Trading Desk Manager)

Gilles Duhamel se débat et essaie d’échapper aux griffes des agents de sécurité.
— Mais lâchez-moi putain ! J’ai pas fini de lui refaire le portrait à ce petit enfoiré !
— Calmez-vous, Monsieur ! Nous vous conseillons vivement de baisser d’un ton ou mon collègue et moi pourrions devenir très désagréables avec vous. Écoutez-moi bien ! Nous allons vous raccompagner gentiment jusqu’à la sortie et si tout se passe bien, on ne vous fera pas de mal. Dans le cas contraire, évidemment…

Un des agents lui comprime le bras avec violence. L’homme ne peut réprimer un cri de douleur bien qu’on lui ait formellement enjoint de se taire.

— Considérez ceci comme un échantillon de notre force de dissuasion. Tenez-vous à carreau, si vous ne voulez pas expérimenter ce genre de traitement à plus haute dose.
L’autre agent appuie sur le bouton du rez-de-chaussée. Au lieu de se refermer, les portes s’ouvrent brusquement, laissant rentrer une femme à la beauté froide et aux pommettes saillantes, vêtue d’un élégant tailleur anthracite parfaitement ajusté. Ses talons aiguilles claquent sur le revêtement du sol. Son regard assassin se plante dans celui de l’homme sous escorte qui, tout à coup, se fige, comme pétrifié. Son parfum envoûtant emplit aussitôt la cabine de l’ascenseur.

— Qu’est-ce que c’est que cet esclandre, Gilles ? Tu pourrais m’expliquer, ce qui me vaut l’honneur de te voir débarquer sur mon lieu de travail dans cet état de nerfs en te jetant sur un de mes collaborateurs pour le rouer de coups. Ça va pas bien ou quoi ? Tu voudrais me mettre dans l’embarras que tu ne t’y prendrais pas autrement !
— Tu veux que je t’explique ? Sans aucun problème, Gwladys ! Figure-toi que ce matin, j’ai reçu un appel anonyme à notre domicile. Après ton départ, juste avant d’aller conduire les enfants à l’école ! Et tu sais ce que la voix au bout du fil m’a annoncé ? Que ma femme s’envoyait régulièrement en l’air avec un dénommé Quentin Delattre, un jeune trader travaillant depuis peu dans sa division. Qu’est-ce que tu dis de ça ?
— Un appel anonyme !… Et c’est tout ?
— Je te demande pardon ? C’est tout ? Je rêve là, on est quand même en train de parler de…

La cage d’Ulysse de Julie LAMIDIEU

Je suis seule dans l’ascenseur. Quinze étages défilent sous mes yeux. Personne ne monte. Cet ascenseur est froid. On dirait des tôles de métal encastrées les unes dans les autres. Un bunker moderne qui monte et descend avec sa tribu de gens et d’objets.
Aucun individu ne montera, car nous sommes au milieu de la nuit. Il y a toujours quelqu’un d’étrange pour traîner dans les rues, très tard le soir. Lorsque l’on rencontre cette personne, on baisse les yeux à terre, et on avance, sans perdre de temps, jusqu’à en être très loin. Question de sécurité.
Cette personne obscure que vous rencontrez, c’est moi. Je suis la fille de l’ascenseur, qui monte et qui descend. Cette nuit, la solitude me fait la nique.
Je n’ai jamais été à l’aise avec les ascenseurs. Surtout les grandes cages en métal sans ouverture sur l’extérieur, ne laissant aucune possibilité de s’échapper en cas de panne. J’ai peur de la panne. Je suis terrorisée à l’idée de rester bloquée dans ces murs froids. Si ça coince, je suis capable de crier jusqu’à en perdre la voix et la raison. Je veux être entendue, d’accord ? Je panique de ne pas pouvoir m’exprimer. Si l’ascenseur s’arrête net, en plein milieu de la nuit, alors que les chats de gouttière et les chiens errent, s’il ose me faire ça, je rejoindrai leur complainte – je vous jure que j’en suis capable ! Je percerai ce chaos sombre au beau milieu de la cage. Personne ne m’entendra. Je pourrai frapper contre les tôles en métal, pisser, me déshabiller, hurler. Ça n’y ferait rien, je gueulerais quand même.
L’ascenseur cavale nerveux à chaque étage. Il monte et descend avec sa tribu de gens et d’objets. Je ne sais plus trop à quelle catégorie j’appartiens. Je fais partie du décor, peut-être.
C’est étrange, j’ai l’impression d’être dans cet ascenseur depuis des heures. J’ai trop bu. Quelqu’un me parle – me fait signe. Je reconnais ces yeux, ces mains… cette tête. Elle bouge de la même manière que moi, lentement… Soudain, elle se met à danser et me fait des grimaces ; elle rit de moi. Je lui parle, la questionne, l’agresse à force de silence. Elle ne répond pas. C’est mon portrait tout craché. Je n’avais jamais remarqué cette glace. Je suis persuadée qu’il n’y en a pas dans mon immeuble. D’ailleurs, il n’y a pas non plus ces grandes tôles rigides et froides.

Dernières nouvelles de Emmanuelle LEMESLE

« Date de la dernière vérification de votre extincteur : 29 août 2014 ».

Ce que Renaud aime dans son métier, c’est ce qu’il appelle « la routine, oui, mais » : préparation des tournées, maintenance préventive et corrective, vérification des dates de péremption, conseil, suivi de facturation… La routine le rassurerait presque. L’aléatoire, le pas sûr, l’éventuel, le « On vous rappellera » et l’arbitraire, il en a assez goûté, professionnellement. Côté cœur, Renaud est du genre fidèle, écrit d’avance, tout tracé, quoi ! Le « oui, mais » dans son job, ce sont les contacts avec la clientèle, même brefs, la dignité retrouvée, le planning d’une journée bien remplie : tout ce qui a si longtemps manqué à Renaud. Son premier C.D.I., il l’a fêté comme un Oscar : « Merci à mes parents et à Karine, ma femme, qui m’ont toujours soutenu, merci à mes profs de C.A.P., qui ont cru en moi, et merci à mon employeur, qui a su voir mes compétences avant mon handicap ».

Renaud est sourd, depuis l’âge de neuf ans, suite à une méningite qui s’était invitée comme une meute de poux dans la cour de l’école. Lui, il s’en était sorti ; pas ses oreilles. Diplôme en poche, Renaud avait accumulé stages, lettres de motivation et missions intérim pendant deux ans. Le jour où il a rejoint le quota de 6 % de personnes handicapées de l’entreprise Vulcanos, embauché comme « Agent vérificateur d’appareils extincteurs », il a explosé de joie et sa famille aussi. Même s’il ne les a pas entendus.

Le contrôle des extincteurs de la tour B24 est terminé et Renaud franchit le hall d’entrée de la B25. La plus haute de toutes avec ses quinze étages. Vulcanos ne vérifie pas les appareils de toutes les sociétés installées là. Seulement de dix d’entre elles : deux sièges sociaux d’assureurs, une boîte de maintenance informatique, un cabinet d’expertise-comptable, un organisme de formation continue à distance, une vague entreprise d’export et quatre autres dont Renaud n’a jamais saisi les acronymes. Et ce même en pénétrant dans leurs bureaux étrangement similaires : un open space en marguerite ou quadrillé, des murs blancs rehaussés de cadres avec des graphiques toujours ascendants, des slogans abscons pour le néophyte et bien sûr, la machine à café. À raison d’au moins un contrôle annuel par boîte, l’agent revient dans la tour presque chaque mois. En cette fin août, les deux ascenseurs (un pour les étages pairs, l’autre pour les étages impairs) ne sont pas pris d’assaut. Renaud passe inaperçu, parmi les deux cents salariés qui travaillent ici. C’est un jeune homme comme il faut, aux cheveux bruns et aux yeux marron, bien fait de sa personne, pas dérangeant, sauf pour les nouveaux clients parce qu’il regarde davantage les lèvres que les yeux quand on lui parle, et qu’il répond parfois un peu fort. Renaud est sourd, pas muet. Bref, un quidam en jean avec sur le torse : « Vulcanos ».

Entre-deux de Christine QUINET

Le bout pointu d’une Weston a stoppé net la fermeture des portes métalliques et l’homme est monté, pressé, sans même croiser mon regard. D’ordinaire, j’aime narguer à coups de « bonjours » intempestifs celles et ceux qui m’ignorent ostensiblement, dans l’ascenseur, les salles d’attente ou les compartiments S.N.C.F. J’aime manifester à mon prochain, connu ou inconnu, un minimum d’intérêt, et j’apprécie qu’il m’en porte, voilà tout, je suis de la vieille école des surveillantes générales, moque mon grand fils. Pourtant, je m’abstiens cette fois de faire remarquer sa négligence à celui qui se tient à quelques centimètres de ma poitrine. Et puis cette façon de se placer d’autorité à un souffle de moi, de brandir son index noueux vers le bouton du seizième étage sans voir mon visage qui doit esquiver la menace, tout cela me produit une étrange impression.
La cabine est étroite, mais de bonne profondeur. Elle peut accueillir jusqu’à quatre personnes, alors deux de gabarit moyen peuvent facilement s’y tenir à une distance décente. Lorsque l’homme a surgi grand, imposant, les cheveux bruns et épais comme la barbe, j’ai reculé pour lui faire de la place. Lui s’est précipité à l’intérieur en me bousculant un peu, comme s’engouffre dans le fond de son box un cheval avec ses œillères. Là encore, je n’ai pas bronché. Son épaule presse la mienne sans que je ne puisse m’écarter davantage. Je l’examine du coin de l’œil, embarrassée par cette promiscuité.

L’ascenseur abrite un vain secret de Monique KIOULOU

Je suis un ascenseur, ancienne génération, 125 kg, 7 personnes, dernier contrôle remontant à trois mois. Je grince un tantinet, tangue un peu entre le troisième et le quatrième étage. Je ne suis pas tenu au secret professionnel, d’ailleurs mes collègues sont parfois équipés de caméra. Je suis, par la force des choses, le témoin numéro un, mercredi soir, par exemple, un couple illégitime a commencé à s’échauffer. Je ne dirai rien de plus, un ascenseur ne ressent pas d’émotions. Les informations transcrites ci-dessous proviennent du recoupement de conversations entendues d’un étage à un autre.

Mercredi, 21 h 35. Des soupirs s’échappent de la cabine de l’ascenseur dont la porte s’ouvre brusquement au sous-sol, sous la poussée d’un couple enlacé qui s’étreint passionnément. Ils n’entendent pas les pas d’une adolescente qui s’approchent dans le couloir. La jeune fille, elle, s’arrête net quand lui parviennent des sons qu’elle n’a aucun mal à comprendre.

— Purée, je me demande bien qui c’est ! En attendant, je ne peux pas aller cacher mes clopes. Tant pis, je les monte, pense-t-elle, mais je vais en fumer une petite dernière avant.

Au sous-sol est toujours stationnée la cabine dont l’éclairage glisse sur le corps des amants qui se figent lorsqu’ils entendent un bruit sourd.
— On ne peut pas, ça devient dangereux, dit la femme. Remonte par l’ascenseur, l’air de rien. Je passerai par l’extérieur. Je m’arrange pendant que tu files. Allez, va !

Le jeune garçon lui donne un dernier baiser et remonte dans les étages.

Mercredi, 21 h 46. Nelly, au rez-de-chaussée, attend la cabine ; au moment d’y entrer, elle voit arriver Eva Zanetti qui la remercie et lui dit :
— Tiens encore la porte, ta mère suit !
— Ma mère, houla !

Cette dernière arrive rapidement.

— Que fais-tu dehors ?
— Je suis passée chez Léa, il me manquait une feuille de cours.
— À cette heure, tu te fiches de moi ? On verra ça chez nous !
— Et toi alors ?
— Chez la Marthe, pour ses impôts, j’avais promis et je n’ai pas eu le temps de passer.

22, rue Pascal de Emma CASANOVE

Pfff, encore lui. Je ne l’aime pas.

Il ne me regarde même pas. J’aperçois son profil. Et pas le meilleur. Si tant est qu’il en ait un meilleur que l’autre… À la base du cou, là. C’est une pustule, non ?! Allez, vite, sors d’ici. Le voilà qui hésite encore avant d’appuyer sur le bouton de l’étage. Incroyable. Le troisième, je te dis. Même moi, je sais.
Que tu ne t’es pas arrêté au second depuis quatre ans. À un moment, il faut se rendre à l’évidence. Votre vilaine histoire n’a pas duré. De toute façon, tu ne la méritais pas.
Elle, si douce, si jolie, si polie. Toujours le sourire, aussi. Elle vit avec le grand maigre maintenant, tu le sais bien.
Ah ! quand même, ça y est, tu as appuyé !
Tu regardes tes pieds une fois de plus. Tourne donc la tête que je ne puisse plus voir ce bouton répugnant.
Ouf, enfin, troisième étage. Bonne soirée !

Tiens, elle est nouvelle, celle-là. Mais… Elle va où ? Au second ? Chez qui ? Je ne vois pas qui elle pourrait aller voir au second ! Monsieur Prault ? Non pas le genre de la maison. Lui ne reçoit que de la bourgeoise en tailleur griffé. Justine et son grand maigre ? Zut, c’est quoi son nom à lui, déjà ? Ça m’agace, j’oublie des trucs maintenant. Pierre ? Peut-être bien.
Elle pourrait être une amie à eux.
Elle est grande. Elle me regarde fixement. La voilà qui fouille dans son sac. On parie ? Un tube de rouge à lèvres ? Un peigne ?
C’est une femme magnifique. Plus belle que Justine, il faut bien l’admettre. Rouge à lèvres, je le savais !
Elle se penche vers moi, entrouvre la bouche, passe le tube lentement sur ses lèvres charnues. Un peu trop d’ailleurs. Quel âge a-t-elle ? Quarante ? Ça ne m’a pas l’air très naturel, ces lèvres-là. On dirait presque Madame Feuillère, du cinquième !
Mince, elle sort, ça me plaisait bien moi, de la regarder dans les yeux.

Histoire de famille de Chiara PEREZ (12 ans)

— Oh, mince, qu’est-ce qui se passe ? demande Marie.
Il est dix-neuf heures et c’est dimanche. Elle rentre chez elle avec ses deux filles, Louise et Victoire, âgées de neuf et sept ans, et son père, habitant la province, est en vacances chez eux pour une semaine. Or, l’ascenseur vient de s’arrêter entre le troisième et le quatrième étage, où se situe leur appartement.
— L’ascenseur s’est encore bloqué, soupire-t-elle. C’est la troisième fois en un mois ! Il faudrait vraiment le changer !
— Au lieu de te plaindre, appelle plutôt quelqu’un pour nous sortir de là ! rouspète son père.
— Je crois que je vais téléphoner à une société de dépannage, le gardien de l’immeuble a fini son service.
Elle sort un téléphone portable de son sac à main et compose le numéro. Au bout de quelques minutes, on finit par lui répondre.
— Oui, allô ?… Marie Privaux à l’appareil. Je suis coincée dans un ascenseur au 35, rue Vauban à Paris… Pouvez-vous venir ?… Comment ?… Nous sommes quatre… Pardon ? Vous êtes sûrs que vous ne pouvez pas être plus rapides ?… Hein ? D’habitude, vous ne gérez pas cette marque d’ascenseur ?… Vous vous moquez de moi !… D’accord, nous attendrons. Merci, au revoir !
— Nous devons attendre entre trente minutes et une heure, annonce-t-elle à sa famille.
— C’est une honte ! explose son père. On est capable d’envoyer des hommes sur la Lune et on ne peut même pas aider des gens dans un ascenseur en panne !
— Maman, j’ai peur, murmure Victoire en lui serrant la main.

Les auteurs

Emma Casanove

Par elle-même : « J’ai vécu et étudié à Paris et à Londres avant de me poser en province. Issue d’une famille de migrantsinstallés sur différents continents, de mon éducation, j’hérite d’un goût prononcé pour les voyages et lalittérature. Je suis curieuse, excessive, passionnée. Mon écriture est vive, faite de phrases courtes sur laquelle se tisse l’intrigue. » lire la suite

Emmanuelle LEMESLE

 Johann LELOUP

Par lui-même : « Né un 4 juillet 1975, Normand d’origine, j’ai grandi dans la périphérie de Caen.Depuis une dizaine d’années, je vis avec ma compagne et ma fille en Seine-Maritime, à Dieppe, où j’enseigne l’anglais.
Comme de nombreux auteurs, mon histoire avec l’écriture remonte à l’enfance. Dès le primaire, encouragé par la pédagogie Freinet, je publie des histoires dans « Le Chant des Grillons », le journal de mon école. lire la suite

Monique KIOULOU

Par elle-même : « Je suis née à Grenoble et j’ai enseigné dans la région. Deux années de fac à chercher sa voie puis bifurcation vers l’enseignement. Par passion pour la musique pop rock, nous avions monté, des amis et moi une association, Brut de Rock, pour faire entendre quelques groupes en concert mais essentiellement pour danser. Je me suis retrouvée propulsée DJ et j’ai passé de la musique, pop, rock, new-wave, electro, métal-indus, dans des soirées. Je fais un peu de théâtre. lire la suite

Julie DAMIDIEU

Par elle-même : « J’ai toujours préféré raconter l’histoire des autres plutôt que la mienne, ne sachant guère où elle a commencé ni où elle ira. Ce dont je suis sûre, c’est que j’aime les mots ; je les traque autant qu’ils me font perdre la tête. La passion de la lecture m’a été transmise très tôt, et l’écriture est venue naturellement, au cœur et au creux de la main.. lire la suite

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