COUV-Un court instant 3D

Un court instant Être roi
Parution en librairie : 18 octobre 2016
234 pages
Format 15X15 – Broché
Prix : 14,90 €
ISBN : 978-2-37114-044-8

 

(livraison gratuite)

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Résumé

   Un court instant Être roi… et comme tel, dominer ce réel que nous saisissons mal.
Tour à tour lyriques, parodiques ou réalistes, naissant d’un détail pour tendre vers l’universel et/ou opérant le lien entre rêve et réalité, ces 443 haïkus libres d’entraves s’offrent en chemins à qui veut explorer l’âme humaine et ses décors. Sherpa tranquille, Fred Ziegler nous guide…

Première critique

Venu du Japon, le haïku possède traditionnellement dix sept sons sur trois phrases divisées en cinq, sept, cinq sons. La rime n’est pas de rigueur dans cette forme de poésie qui a le vent en poupe depuis maintenant quelques années, mais chacun de ces petits poèmes possède un thème bien précis. Qu’il aborde la nature, un sentiment ou une émotion, le but est d’exprimer des images qui se complètent, se comparent ou s’opposent jusqu’à la chute. Cette façon peut-être un peu rigide d’envisager et de mettre en œuvre cette forme de poésie est bousculée par les nouveaux auteurs qui revendiquent davantage de liberté. C’est le cas de Fred Ziegler qui nous offre avec “Un court instant être roi”, des petits moments de sagesse empreints de philosophie à goûter comme l’instant présent … Carpe Diem est le mot d’ordre de ce recueil qui débute par une citation d’Omar Khayyâm “Sois heureux un instant, cet instant c’est la vie” et se termine par un dernier haïku de Ziegler “Combien de temps nous prendra l’instant suprême ?”Entre temps, avec beaucoup de sensibilité et d’élégance, Ziegler égrène par petites touches légères et profondes à la fois, sur différentes thématiques y compris celles du quotidien, de petits instantanés exprimant sa vision poétique du monde … A savourer par petits bouts, selon l’envie et l’humeur du moment, comme une friandise !
Chritine Le Garrec A vos marques… Tapage !

 

 

 

 

Extrait des 440 haïkus

Être le sol
qui jouit
de tes pas

Tant d’années écoulées
nostalgie
d’Edmond Maire

Bonheur d’enfant
bonbon retrouvé
dans la poche

Un beau jour
les rêves
s’endorment

Les tournesols
photographient
le ciel

Jardin du Luxembourg
Guignol
a pris du ventre

Le baiser
pour ne plus
se parler

Combien de temps
nous prendra
l’instant suprême ?

 
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Fred Ziegler site

Fred Ziegler

Fred Ziegler cherche dans le défi poétique quelques clés de ce monde. Admirateur de Cocteau, Jim Morrison et Kobayashi Issa, il nous livre avec Un court instant Être roi, son premier recueil de haïkus « libres d’entraves ».

 

Interview

Deux éléments me semblent utiles pour éclairer mon travail: j’ai passé cinquante ans et j’ai une formation d’historien. Sur ce second point, je pense que les historiens ont une manière spécifique d’envisager le temps, l’existence, notre propre finitude, le caractère éphémère et artificiel de toute construction humaine; cette manière d’envisager confirmant sans doute chez moi des dispositions d’esprit antérieurement ancrées. En ce domaine, il m’a toujours paru révélateur que Sartre ait fait d’Antoine Roquentin, le héros –ou anti-héros- de la Nausée, un historien.

Dans quelle mesure vos haïkus s’inscrivent dans la contemporanéité ?
Mes haïkus s’inscrivent dans le réel et l’imaginaire –qui est une autre forme du réel, et la contemporanéité s’inscrit dans ce réel et cet imaginaire. Au bout du compte et par une sorte de jeu d’échanges, c’est la contemporanéité qui s’inscrit dans mes haïkus autant qu’ils s’inscrivent en elle, mais dans les deux cas, de manière non-exclusive car, autant que faire se peut, je laisse portes ouvertes à toutes les inspirations.

Bien souvent, vous ne respectez pas les règles traditionnelles de l’haïku, que pensez-vous de la contrainte dans l’art?
Il est exact que j’ai rédigé des haïkus « libres d’entraves » en m’affranchissant de certaines règles (comme celle de la rythmique à 17 sons) mais, outre que ces règles peuvent être sujettes à caution, il m’a paru plus important d’essentialiser l’esprit du haïku au détriment de l’idéogramme –je veux dire, de ses contraintes formelles héritées d’une langue autrement armée que celles d’Occident pour l’aboutissement poétique. Ajoutons que le haïku a été -et est toujours- susceptible d’évoluer.
Quant à la contrainte dans l’art, c’est Modigliani qui a affirmé que le dessein de l’art était de lutter « …contre les obligations ». De manière plus pragmatique, je dirais que la contrainte peut être féconde comme elle peut ne pas l’être. En l’occurrence, j’ai choisi dans ce recueil de respecter la fugacité du haïku, ce temps d’une respiration dont j’ai déjà parlé et qui me semble essentiel. Mais l’art ne naît pas obligatoirement de la contrainte comme il ne naît pas obligatoirement de son absence. Ce serait beaucoup trop facile. L’art naît de l’inspiration, de l’émotion, du talent et de quantité d’autres facteurs -le hasard, par exemple- qui ne se laissent pas aisément loger dans les cases de l’analyse universitaire.

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