A nu Paris d'Igor QUEZEL PERRON Envolume
Illustré en couleur par Louise Horcade et préfacé par Pierre Josse, (l’un des) fondateur du Guide du Routard

À Nu Paris

d’Igor Quézel-Perron

En librairie en octobre 2019
160 pages en couleur- Format 14X21 – Broché – couverture à rabats
Prix : 16,90 €
ISBN : 978-2-37114-070-7

Collection Roman dirigée par François SIROT

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Ces textes courts, cette balade poétique et déjantée invitent à arpenter les rues de Paris en même temps que les méandres de l’amour d’un homme accompagné de son chien, à la recherche de Lola qu’il finit par rencontrer.
Aux croisements, des lieux et des impressions s’entrelacent dans ce récit unique.

Résumé

« Allez, laissez-vous porter par cette douce balade amoureuse, narrée d’un style léger et ciselé… Elle donne envie, de sortir à son tour le nez au vent, de guetter les détails d’une ville, en levant la tête vers les carrés de ciel bleu découpés par les toits, afin de saisir d’insolites détails architecturaux… Finalement d’écrire sa propre vision de la ville, en toute liberté, en y mêlant émotions, rêves et pourquoi pas les gens qu’on aime… Superbement illustré par Louise Hourcade, ce livre va, à tous les coups, susciter de belles vocations et donner à chacun l’occasion de redécouvrir Paris à son rythme, suivant ses propres histoires, fantasmes, illusions… »
C’est le roman (pas le premier) d’un poète qui écrit des haïkus.

Illustration de Louise Hourcade

A nu Paris d'Igor Quezel-Perron ilustration de Louise Hourcade

Extraits de À nu Paris

Chez moi

Au numéro 1 de ma rue, je vis seul. Les murs sont hauts, pour ne pas tomber. Ce matin, je fais des travaux. Quelques pompes. Je chante à tue-tête, il n’y a pas de voisins. En tout cas, je ne les ai jamais croisés.

Hier, j’ai acheté des chaussures pour manifester. Je vais commencer seul, la nuit. Pour attendrir le cuir. Une manifestation, ça commence par les pieds.
La lune est un peu pâle. Les feux de croisement changent de couleur dans le silence. Je ne croise personne. Je répète mon message à voix basse, de Denfert-Rochereau à la Bastille. Parfois, je lève le poing devant quelques fenêtres allumées. Je rentre. Je me demande si mon message est passé.

Je vais faire une fête. Un bal. Je mettrai un frac, je me promènerai, comme un noble, avec un porte-cigarettes, de la brillantine sur les cheveux. Après une bouffée de fumée bleue, je jetterai des regards entendus au miroir.

Je lance des plaisanteries. Je danse, une coupe de champagne à la main. J’accoste les femmes qui passent dans ma tête. J’invente pour elles des mondes charmants. Il est tard, je dois rentrer.

Je titube vers la salle de bain. Les poils de ma brosse à dents sont encore humides. Cela me déplaît. J’entre dans ma chambre. Mon lit est bordé. Je vais fermer à clef. Je ne sais pas s’ils viendront. Ce n’est pas le moment. La nuit dort à côté.

L’autre

Je croise Lola au bras de l’autre. Je le regarde. L’autre est grand, bien de sa personne. Il a des cheveux, un manteau bien coupé. De loin, je moque sa garde-robe, ce baiser appertisé. Je déteste son habileté, son rire laid. Je compare nos chaussures. J’essaye de faire des théories. Je me demande comment on peut si bien les cirer. J’accuse le temps, certaines phrases. L’autre ouvre la portière d’une belle voiture. Une marque dont je ne me souviens plus, un nom anglais. Mon vélo devient inquiet. Je trouve à Lola un air étrange, comme si elle me regrettait. Je m’approche, la trouille au ventre. Pas par bravade. Je veux simplement montrer que moi aussi, je suis gai. D’ailleurs j’ai un chien. J’habite près d’une zone commerciale, j’ai des rideaux à rayures désormais. Je peux mettre une chaise longue sur le balcon l’été. Je mange souvent des fraises à la crème. Des catalogues en quadrichromie sont étalés sur la table de ma cuisine et je fais des projets. Après avoir croisé le regard de l’autre, je veux dévisager la passagère. C’est une autre femme. Je me suis trompé.

D’autres illustrations de Louise Hourcade

A nu Paris d'Igor Quezel-Perron ilustration de Louise Hourcade

A nu Paris d'Igor Quezel-Perron ilustration de Louise Hourcade

A nu Paris d'Igor Quezel-Perron ilustration de Louise Hourcade

Une critique de Claude Vercey de la revue Décharge

A nu Paris est le nouvel inédit d’Igor Quézel-Perron : et je ne peux m’empêcher d’entendre dans le titre un écho au défi de Rastignac : « A nous deux, Paris ». Les brèves fictions qui le constituent, inspirées par divers rues et lieux de Paris, hésitent entre la nouvelle et le poème en prose, de la même manière que les textes et récits de Pierre Autin-Grenier, même si ce dernier ne renonça jamais à présenter son oeuvre comme poésie. Ces deux auteurs partageant verve et ironie essentiellement tournées contre eux-mêmes, du moins contre le je narratif.

Une critique dans la revue Terre à ciel

Des critiques sur Babelio 

Et d’ici octobre la presse va en parler…

Igor Quézel-Perron Envolume

Igor Quézel-Perron

Né à Lyon, Igor Quézel-Perron est venu à l’écriture par l’amour des langues, dont le russe, d’où il tire quelques origines, et le haïku. Il investit d’autres territoires, comme le roman.

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