Avez-vous le sens de l'amour Joseph Agostini Meta Tshiteya édition Envolume

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Collection Sur le divan

Préface de Françoise Simpère
176 pages
Format 14X21 – Broché
Prix : 17,90€
ISBN : 978-2-37114-083-7
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Les autres titres de
Joseph Agostini

Collection Fiction

La traversée des mensonges
Dans son premier roman Joseph Agostini vient débusquer, les impostures d’une famille corse et s’interroge sur les liens du sang qui font parfois mentir nos sentiments les plus profonds.

Collection Sur le divan

Gainsbourg sur le divan en collaboration avec Audrey Tordelli
Manuel pour en finir avec la mort en collaboration avec Agnès Rouby
Manuel d’un psy décomplexé
Dalida sur le divan

Sur les chemins d’une intelligence amoureuse

Résumé

L’amour peut être un remède miracle et un poison. Le secret réside dans l’art de le réinventer sans cesse. Polyamoureuse, féministe et bisexuelle, Meta Tshiteya nous invite à questionner une norme visant à domestiquer l’amour, à l’encager sans vergogne, sans se soucier de nos désirs de liberté. Psychanalyste et dramaturge, Joseph Agostini va à sa rencontre en se penchant avec elle sur ce qui régit l’amour dans nos sociétés actuelles, et sur les manières dont nous pouvons le rendre plus authentique, à mesure que nous progressons en nous-mêmes. Ensemble, ils répondent aux questions de la comédienne Johanna Berrebi, une éternelle amoureuse. Avec cet ouvrage inclassable, défiant tous les carcans traditionnels du couple et de la sexualité, les deux auteurs nous invitent à une réflexion toujours mouvante, inspirée par le désir de casser les codes.

La presse en parle

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Extrait

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Pourquoi l’amour est-il aussi indispensable dès le début de la vie ?
J.A. : Nous avons besoin d’amour pour de mauvaises raisons. Dans notre préhistoire personnelle, à l’heure où nous étions des nourrissons hyper-dépendants de nos environnements affectifs, nous serions tout simplement morts si personne ne nous avait pris dans les bras, bichonnés, calmés avec des mots gentils susurrés à nos oreilles.

M.T. : L’émotion est notre première clé de compréhension du monde. À la naissance, l’enfant est assailli de sensations nouvelles et sans doute très effrayantes. L’odeur et la voix qui lui sont familières, sont le premier langage, la première expérience de soulagement, et peut-être la source de sécurité et d’un bien-être manifeste. Ce premier contact avec l’autre construit le premier décor, le premier ancrage, le premier lien. Et dès lors qu’apparaît le langage verbal, ce lien est nommé. Quelle que soit son évolution, notre degré de réflexion sur le sujet, ce n’est pas tant que l’amour soit indispensable dès le début de la vie, c’est surtout que ce qui nous est indispensable dès le début de la vie est nommé « amour ».

Et sans amour, nous serions morts ?
J.A. : Oui, sans ce que nous appelons amour, nous serions morts de manque. On aurait beau nous avoir nourris, nous avoir offert le gîte, la tétée et la lumière, cela n’aurait pas suffi. Quelque chose excédait déjà notre besoin. Et cette chose émanait d’un être ou de plusieurs. Par commodité de langage, nous appelons souvent cet être « la mère ». Nous devrions parler de la ou des personnes « mamaïsées », c’est-à-dire distributrice(s) d’égard, d’attention pour le bébé, aux premiers instants de sa vie. Il ne s’agit parfois pas de la génitrice, cet environnement peut être composé de deux hommes, de deux femmes, d’une groupalité… L’amour pour le bébé est inchangé. Les capacités d’attention, de portage, de douceur sont les mêmes dans la mesure où elles sont proportionnelles au rêve parental.

Un rêve ?
J.A. : Le songe des autres à son sujet, la manière de le penser, de le fantasmer… Ce songe enveloppe l’enfant dans les eaux utérines, ce bain de projections multiples dans lequel le bébé est immergé, dès son apparition dans le ventre, quand d’autres anticipent sa venue à l’extérieur, en se voyant déjà parents, en imaginant quel prénom ils lui donneront, en s’identifiant à lui avant même de l’avoir vu pour de vrai. D’ailleurs, je dis que ce rêve apparaît à l’apparition du bébé dans le ventre, mais je devrais dire qu’il prend forme bien plus tôt, dans l’enfance des parents, aux premiers instants où ils imaginaient à quoi ressemblerait leur descendance…

Interview de Joseph Agostini

Que répondez-vous à ceux qui vous accusent de racolage ?

Je dis juste qu’on peut être drôle et pointu, pertinent et populaire. Pourquoi choisir ? Les concepts psychanalytiques ne nous amènent pas à une complexité intellectuelle, mais au contraire, à une approche du réel le plus simple, le plus radical. Je les compare souvent à des épures, à des poèmes japonais. En ce qui me concerne, j’ai voulu donner des clés d’accès à un univers souvent vu comme hermétique à tort. Les psychanalystes sont des clowns ! Des clowns du langage ! Ils s’amusent avec, le tordent dans tous les sens pour extraire son essence, sa magie. Lacan et Freud nous l’ont dit bien avant moi.

On peut donc être sérieux sans se prendre au sérieux ?

Pourquoi avoir une morgue, une arrogance quand on parle de choses graves ? Mes inspirateurs dans ce métier sont d’une humilité extrême. Les plus habiles cliniciens savent qu’ils ne savent pas. En cela, ils donnent beaucoup d’eux-mêmes à leurs patients, viennent les convoquer dans leur véritable subjectivité. Les donneurs de leçons, qui s’érigent en maîtres et ne pratiquent ni plus ni moins que du clientélisme intellectuel, discréditent le métier et le rabaissent à une querelle d’égos. Un comble pour des psychanalystes, quand on sait que nous travaillons précisément avec la dimension imaginaire des ambitions du Moi !

Comment voyez-vous la psychanalyse dans dix ou quinze ans ?

Nous devons nous remettre en question, savoir transmettre, vulgariser notre savoir. Les thérapies comportementales et cognitives prennent le pas sur la psychanalyse, car elles décomplexifient le monde dont elles parlent. La psychanalyse peut aussi avoir cette vocation tout en gardant sa profondeur, sa substance. L’écriture est une question de charme, elle doit venir séduire pour ensuite véhiculer sa puissance, ses enjeux véritables. Si l’ennui règne, rien n’est possible.

Un livre écrit à quatre mains

JOSEPH-AGOSTINI

Joseph Agostini

Psychanalyste et dramaturge, Joseph Agostini va à la rencontre de Meta Tshiteya en se penchant avec elle sur ce qui régit l’amour.

Joseph Agostini est psychologue clinicien, Psychanalyste, chroniqueur au Huffingtonpost, il intervient dans nombre de grands médias dont RTL. Il traque l’inconscient à travers ses différents essais littéraires : Dalida sur le divan (2017), Manuel d’un psy décomplexé, Manuel pour en finir avec la mort (2018), Gainsbourg sur le divan (2019) et un roman : La traversée des mensonges (2020). Il est également dramaturge, auteur de nombreuses pièces jouées à Paris et en Avignon.

http://joseph-agostini.fr/

Meta Tshiteya

Meta Tshiteya

Polyamoureuse, féministe et bisexuelle, Meta Tshiteya nous invite à fuir une norme.

Meta Tshiteya, journaliste, a été réalisatrice pour Radio France, c’est à travers les documentaires pour France Culture que Meta Tshiteya trace les contours de sa recherche. C’est sa couleur qu’elle interroge, puis l’identité de genre, l’exil, et enfin la condition sociale des femmes. Elle a participé également à plusieurs documentaires.

Et Johanna Berrebi

Meta Tshiteya et Joseph Agostini m’ont proposé une chose très simple : leur poser toutes les questions que je voulais, sans la moindre censure. Elle, la polyamoureuse. Lui, le psychanalyste. Je suis une éternelle amoureuse. Je crois que c’est l’expression qui me définit le mieux.

Élève du Conservatoire de Toulon et  du cours Simon, Johanna Berrebi est une comédienne.

Illustrations de la couverture Jean-Luc de Antoni