Comme dans le film Jérémy Bouquin

Comme dans le film de Jérémy Bouquin

Un privé très privé et sans licence nage dans les eaux troubles des magouilles

Découvrez le nouveau polar de Jérémy Bouquin : Comme dans le film

280 pages
Format 14X12 – Broché – Couverture à rabats
Prix : 18,90€
ISBN : 978-2-37114-111-7
En librairie dès le 3 novembre 2021
Diffusé et distribué par DILISCO

Jérémy Bouquin auteur

Berrichon devenu Tourangeau, Jérémy Bouquin est actuellement travailleur social. Il a été aussi journaliste, vidéaste, animateur radio et scénariste sur plusieurs bandes dessinées. Il lit du polar, de la SF, des pulps, de la BD. Ces tonalités différentes ont forgé son imaginaire. Résultat : une cinquantaine de romans et de nouvelles : noir, thrillers, mœurs, polars dont Comme dans le film qui renvoie à son expérience de réalisateur par une écriture qui est sous l’emprise de l’image.

« Jérémy Bouquin est un homme-orchestre de la littérature populaire, il joue de tous les genres avec talent. Envolume a retenu un polar, un vrai qui résonne comme un classique, qui met en scène le privé Zenderro, un détective à l’ancienne dans le monde d’aujourd’hui. Nous aimons beaucoup ses ambiguïtés, ses intui-tions, ses petites lâchetés. Ce n’est pas un ange, ni un salopard – comme ses clients. Il survit dans un Berry très gris. »

Pierre-Michel pranville directeur de la collection Noir, Quêtes et enquêtes

Résumé de Comme dans le film

Ah, elle est belle, la Province ! Les élus sont corrompus et les industriels corrupteurs, les hôteliers font dans le proxénétisme, les salons de « massage » poussent à l’ombre des cathédrales, les jeunes de la cité aiment le cinéma – surtout les films avec des braquages. Jasper Zenderro, privé très privé et sans licence, nage dans ces eaux troubles avec gourmandise. Mais il a des principes : le client est roi même si c’est le pire des salauds et que les piranhas se dévorent entre eux si ça leur chante.

Comme dans le film en quelques mots

– Un privé bien trempé, âpre au gain mais incorruptible, pour qui le client est roi même si c’est le diable. Un privé un peu Robin des Bois qui fait payer les ignobles.

– Un privé qui a un code d’honneur qu’il partage avec le caïd du coin, un partage qui ne se limite pas aux valeurs humaines.

– Un univers urbain d’hôtels borgnes, de salons de massage, d’HLM sordides. Bourges en prend pour son grade.

– Des jeunes de la cité aiment tout particulièrement un film, Heat, qui met en scène un braquage : il suffit de faire Comme dans le film.

Un vieux flic pourri qui donne dans la « protection » d’honnêtes commerçants et lorgne sur le butin des jeunes.

Extrait

– Ouvre !
Nic tambourine la porte. Il a la rage. Il écrase en continu son poing sur la sonnette. Deux minutes qu’il poirote devant la lourde.
– Ouvre ! il insiste, rageur.
Il se met à cogner du pied.
– Ouvre !
Nic a chaud. Il bouillonne. Plus de trente degrés dans cette cage d’escalier. La sueur ruisselle dans son dos. Il la recueille d’un revers de manche. Les perles qui se forment sur son front. Il cogne encore.
– Je sais que t’es là!
Coup de savates, le bois tremble. Il s’acharne, gueule.
Les voisins sortent, commencent à se poser des questions. Des murmures. Des voix derrière les portes. Tout le HLM tremble. Certains, au rez-de-chaussée, se hasardent à sortir…. Les curieux passent la tête. Le bourdonnement de la ruche reprend doucement.
Nic s’arrête net.
– Connard !
Il reprend son souffle. Il inspire, cherche de l’air. Son tee-shirt colle, son jean humide lui brûle les cuisses.
Une porte en haut grince. Un voisin.
Rien à foutre de tous ces nases ! Il leur crache à la gueule. Il ne les craint pas. Il est leur cauchemar à ces tocards.

Nic, c’est la foudre et la terreur du quartier. Personne ne le regarde. Personne n’ose le fixer, tout le monde l’ignore. Peur de se prendre une rouste. Ils chient tous dans leur froc.
– Merde !
Il balance un dernier coup de pompe, puis s’arrache. Silence
Maurice se redresse du canapé en tissu. Les lattes défoncées lui rentrent dans le dos. Il est terré dans son T2, planqué. Il tremble. Il est roulé en boule, les mains collées sur ses oreilles. Silence.
Deux longues minutes que Nic s’égosille. Deux minutes de terreur…. Une tornade verbale !
Maurice ne veut pas ouvrir à ce malade. Il va lui démolir la gueule.
Il est crispé, enfoncé dans les coussins du canapé. Il est en caleçon. Il a la chair de poule.
Silence.