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Homo Digit

d’Igor Quézel-Perron

En librairie en septembre 2020
336 pages – Format 14X21 – Broché – Couverture à rabats
Prix : 19,50 €
ISBN : 978-2-37114-075-2
Collection Roman dirigée par François SIROT

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Homo Digit, c’est :
– Un récit futuriste dans un univers poétique
– Des phrases courtes, un style efficace qui, alliés à la poésie, créent une écriture très originale
– Une intrigue qui tient en haleine, une histoire d’amour entre un humain et une numéroyïde
– Igor Quézel-Perron a construit un monde imaginaire dont les dérives résonnent avec celles, latentes, de notre société.

Résumé

Plongez dans un univers poétique proche de Blade Runner où l’on suit les aventures du major Lenzi et de son indic Eper.
À Anchise, tout le monde court après les sagacins, indicateurs de développement personnel. Lenzi s’intéresse surtout à son chien, à la poésie, et de plus en plus à son indic, qu’il a tiré d’une mauvaise affaire. Jusqu’au moment où les numéroyïds manifestent pour avoir le droit de ressentir des émotions…
Dans Homo Digit, le lecteur participe à la lutte entre la vie, cette émergence, et les ambitions d’une force numérique.
Igor Quézel-Perron a construit un monde imaginaire dont les dérives résonnent avec celles, latentes, de notre société.

Extraits d’Homo Digit

Clobomir

Il paraît que l’on entend tous des voix dans sa tête. Des personnes tranquillement assises qui vous jugent, vous encouragent ou vous sermonnent. J’ai parfois l’impression d’héberger un personnage étrange. Eper prétend que c’est parce que j’ai un frère jumeau, qu’il aurait déposé des traces lors de notre naissance, comme moi j’en aurais laissé. Ce serait pour cela qu’on se comprend sans prononcer le moindre mot. Je n’ai pas très envie de parler de ça. Je suis devenu mystagogue parce que j’entendais ces voix. Je pensais que Numar, notre dieu, s’adressait à moi, que j’avais été élu pour recevoir sa parole. Oui, je sais, c’est ridicule. J’ai laissé tomber et je suis devenu flic.

Dans la vitrine d’un coiffeur pour nains fermé à cette oz tardive, je vérifie la couleur de mes yeux. Vert ou marron, je n’ai jamais vraiment su. Dans la rue du Mauvais Pavé, des immeubles hétéroclites s’épaulent pour ne pas s’effondrer. À part le Clobomir, un bar jouissant d’une petite réputation, le secteur de Gharizha n’intéresse personne. Une vingtaine de rues, parmi les plus mal famées d’Anchise, la capitale du Royaume. Une place quelconque rehaussée par l’Horloge des Angles.
Des enfants jouent avec leurs hologrammes devant des maisons crasseuses. À la simple mention de leur nom, des silhouettes apparaissent dans un faisceau lumineux. Les lumières se reflètent sur les murs décrépis. Madame Myzú, ma voisine du septième, observe la scène depuis son balcon. Elle jette son sorgui allumé d’un coup d’index et disparaît quand des cris et des applaudissements fusent de son Ivisio. Les couleurs changent le ciel.
Eper m’a donné rendez-vous au Clobomir. Drôle d’idée. Moi qui n’aime pas la foule. Il y a suffisamment de monde dans ma tête comme ça. Finalement je me suis dit que je pourrais essayer de me détendre un peu, capter les mots des Bétels, des Minuscules, des filles de Xatos. Je les rapporterai chez moi.
Je coudrai des poèmes avec des guirlandes de mots. Skūp, mon basset-lune, me regardera les accrocher aux murs du salon, en remuant la queue et sans rien comprendre. L’avantage des mots écrits, c’est qu’ils ne vous parlent pas. Moi, je les épingle sur mes murs pour qu’ils me laissent tranquille. Un jour, je les mettrai tous en prison.
Avant d’arriver, je croise une manifestation de numéroyïds. Cela fait quelques mois qu’ils défilent bien sagement. Ils prennent ce temps sur leur repos opérationnel, ne cassent rien, et ne font que brandir des banderoles sans aucune faute d’orthographe. Pourquoi manifestent-ils ? Pour qu’on les dote d’un sens moral ! Les pauvres, s’ils savaient…
Je suis sur le point d’ouvrir la porte du bar quand une femme vêtue d’un simple chomda trébuche en sortant et s’accroche à moi. Je sens sa poitrine ferme, ainsi qu’une forte odeur de Tayaduun, une boisson totalement interdite. Son compagnon, un grand brun portant moustache et toque en poil de castor la retient et lui jette un regard inquiet. Je me fous du simili-trappeur et de sa belette. Je veux voir mon indic et rentrer chez moi. Et Skūp, mon chien, doit être mort de faim. S’il réveille Madame Myzú, je vais encore me faire engueuler.

Lire un extrait de 40 pages

La presse va en parler


Au sujet des précédents livres d’Igor Quézel-Perron

Claude Vercey de la revue Décharge

A nu Paris est le nouvel inédit d’Igor Quézel-Perron : et je ne peux m’empêcher d’entendre dans le titre un écho au défi de Rastignac : « A nous deux, Paris ». Les brèves fictions qui le constituent, inspirées par divers rues et lieux de Paris, hésitent entre la nouvelle et le poème en prose, de la même manière que les textes et récits de Pierre Autin-Grenier, même si ce dernier ne renonça jamais à présenter son oeuvre comme poésie. Ces deux auteurs partageant verve et ironie essentiellement tournées contre eux-mêmes, du moins contre le je narratif.

La revue de poésie Traction-brabant

Une critique dans la revue Terre à ciel

Des critiques sur Babelio, Les lectures d’Emy, Poésiechroniquetamalle, Happy Word, Terre à ciel,

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Igor Quézel-Perron Envolume

Igor Quézel-Perron

Né à Lyon, Igor Quézel-Perron est venu à l’écriture par l’amour des langues, dont le russe, d’où il tire quelques origines, et le haïku. Il investit d’autres territoires, comme le roman.

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