La traversée des mensonges de Joseph Agostini aux éditions Envolume

La traversée des mensonges
de Joseph Agostini

Dans son premier roman Joseph Agostini vient débusquer, les impostures d’une famille corse et s’interroge sur les liens du sang qui font parfois mentir nos sentiments les plus profonds.

176 pages
Format 14X21 – Broché – couverture à rabats
Prix : 16,90€
ISBN : 978-2-37114-071-4
Le livre sort en librairie le 7 janvier 2020
Diffusé et distribué par DILISCO

En vente
livraison début janvier

Résumé

Lorsque Fabienne demande à ses quatre enfants d’accompagner le corps de leur père vers son dernier voyage, de Marseille à sa Corse natale, le fils « toubib rugbyman, obsédé et psychorigide » organise tout et créé la précipitation, excluant le fils avocat, geek et nationaliste, parti en Inde, et qui finalement ne sera pas au rendez-vous. La mère, la tante, et les enfants, dont la sœur homosexuelle et le fils schizophrène, prendront la parole tour à tour. Ce roman, à coup sûr désarmant met en exergue des paradoxes universels qui touchent cette famille corse.
Le récit se déroule à la morgue de Marseille et s’achève sur le bateau en vue de Bastia. Les dialogues dans un style percutant nous font parfois sourire. La narration évite les descriptions pour se focaliser sur des réflexions intérieures et des dialogues. C’est un roman, en partie choral, dont la profondeur voulue par l’auteur qui est psychologue nous interroge.

– Une famille corse règle ses comptes après le décès du père
– Des personnages hauts en couleur
– Des dialogues percutants
– Un style qui utilise différents niveaux de langue
– Peu de descriptions, un roman en partie choral
– Les lieux : La morgue de Marseille et le bateau pour la Corse
– Des sentiments universels qui traversent une famille

Joseph Agostini, Ecrivain, auteur, editions Envolume

Joseph Agostini est psychologue clinicien, chroniqueur sur RTL et au Huffington Post, il intervient régulièrement dans différents médias. Il traque l’inconscient à travers ses différents essais littéraires et ses pièces de théâtre. Il est l’auteur du premier essai psychanalytique sur Gainsbourg : Gainsbourg sur le divan, en collaboration avec Audrey Tordelli et sur la chanteuse populaire Dalida Dalida sur le divan, auteur de Manuel d’un psy décomplexé et de Manuel pour en finir avec la mort en collaboration avec Agnès Rouby. Il est également dramaturge, auteur de nombreuses pièces jouées à Paris et en Avignon (On peut se pendre avec sa langue, Barbarie Land, Œdipe à la folie…).

La presse

Joseph Agostini est chroniqueur sur RTL et au Huffington Post, il intervient fréquemment sur France3.

La tribune du 18 décembre 1999 sur le Huffington post
De très nombreuses interviews sont données en télé, radio, presse, par Joseph Agostini. Vous pouvez nous rejoindre sur Instagram ou Facebook pour plus d’informations.
Le 17 décembre sur RTL invité par Flavie Flament On est fait pour s’entendre

Une double page dans Corse matin du 19 décembre 2019

Une interview dans Corse Net info du 4 janvier 2020

L’interview de Joseph Agostini sur France Bleue

France3 le 24 septembre à 20H00, interview de 25 minutes au cours de l’émission « Votre rendez-vous »
Manuel pour en finir avec la mort France3

La presse a parlé des précédents livres de Joseph Agostini>

RTL « On est fait pour s’entendre » le 7 novembre de 15 à 16H
Sur Arte le samedi 29 juin
Corse matin
France 3 Corse le 10 janvier
RTL – pourquoi la mort des personnalites-nous touche t’elle-autant
RTL – Couple : peut on reussir sa séparation
RTL – Fin de vie pourquoi prendre ses dispositions
La dépêche
Le Progrès
L’Express
Le Parisien
RTBF
Têtu

DHnet
Purpeople
Skyrock
Culture box
Very-friendly
Larep
Bien public
www.artistikrezo.com
La Croix
Babelio
La rubrique d’Olivia
sortiz.com

Extrait

Cette nuit-là,Fabienne ne souhaita pas, pour des raisons qui la dépassèrent, appeler ses autres enfants, Nina, Georges et Francescu. Sans doute parce que Thomas est cardiologue. Sept fois, l’appel à Thomas a sonné dans le vide, puis a basculé sur répondeur. Fabienne n’a pas eu la force de parler et y déposa un souffle de quelques secondes, entrecoupé de sanglots.

THOMAS
La nuit de la mort de mon père fut sans doute la nuit la plus excitante de ma vie. Je vais vous la faire courte par décence. Quoique, non. On ne peut pas faire courtes ces choses-là. Elles sont tellement rares que, quand elles vous arrivent, il s’agit de les honorer le mieux possible. Je m’appelle Thomas Santini, j’ai trente-six ans et je suis cardiologue à Bastia. J’ai deux enfants, Maé et Virginie, de respectivement trois et six ans. Je les ai eus avec une femme formidable, Chloé, gynécologue à Pietranera, à deux pas du centre-ville. Nous nous sommes connus pendant nos études, je suis resté avec elle dix-sept ans de ma vie. Et puis, un beau jour, je suis tombé amoureux de sa meilleure amie, Véronique, une infirmière. J’ai tout de suite compris que cela n’allait pas être une histoire de cul à consommer à emporter ou sur place, comme la plupart des anecdotes croustillantes colportées par mes collègues avec des infirmières. Chloé m’avait présenté Véronique au début de notre relation, nous nous voyions régulièrement, étions même partis en vacances ensemble avec son mari, Jean-Christophe, et leurs deux jeunes enfants, Enora et Charly. Je n’appréciais pas particulièrement Jean-Christophe, qui était médecin lui aussi, mais j’avais déjà une profonde affection pour Véronique, sans toutefois me poser la question de savoir si je la trouvais ou non bandante. Sur un malentendu, nous avons couché ensemble. Je ne me souviens plus exactement dans quel contexte. Ah oui, c’était pendant le cours de judo de Charly et Virginie. Nous avions une heure à tuer, nous sommes montés dans mon cabinet pour fumer et nous avons baisé. C’est d’une banalité édifiante ce que je vous raconte. Mais, à la minute qui suivit, je compris que j’avais Véronique dans la peau et que ni Chloé ni Jean-Christophe n’allaient pouvoir me l’enlever.
Les dix premiers mois de notre relation, nous avons échangé, je ne sais pas moi, peut-être cent, cent-vingt textos par jour. Nous sommes partis en Guadeloupe et au Texas ensemble. Jean-Christophe et Chloé nous suivaient, sans que nous éprouvions le moindre remords à tricher avec eux. Nous n’avions ni envie de quitter nos familles respectives ni la pulsion suicidaire d’arrêter les feux d’une telle passion sexuelle. Je dis « sexuelle », mais n’y voyez pas un terme limitatif ou euphémistique. Pour moi, c’est le plus beau mot du monde. Le plus ardu et le plus suave. Parfaitement irrésistible. Et puis, un jour, Chloé a fini par me griller. Elle a regardé dans mon portable pour la première fois de sa vie. C’est sans doute cela qui me bouleverse le plus. Elle n’avait jamais eu la présence d’esprit, durant toutes ces années, de me prendre en traître. Elle me dira, pourtant, avoir eu des doutes pendant ces vacances à quatre, au bout du monde.

Lire les trois premiers chapitres au format PDF

Les autres titres
de Joseph Agostini

Manuel d'un psy décomplexé de Joseph Agostini ilustré par Jean-Luc de Antoni

Dalida sur le divan de Joseph Agostini Editions Envolume

Gainsbourg sur le divan de Joseph Agostini Editions Envolume

Interview de Nicole Mari le Jeudi 2 Janvier 2020 sur Corse Net info

Joseph Agostini : « Quand on crée, on s’avoue »

Psychologue, psychanalyste, mais aussi dramaturge et chroniqueur radio, Joseph Agostini fait paraître, le 9 janvier, aux éditions En volume, son premier roman sur la Corse, intitulé « La traversée des mensonges ». L’action, qui se situe entre le continent et l’île sur un bateau, met en scène la famille Santini, archétype de la famille corse dont Joseph Agostini propose une analyse sans concession. Rencontre.

– Joseph Agostini, de quoi parle votre premier roman ?
– Tout commence à la mort de Claude Santini, le personnage phare du roman. Ses enfants se disent des vérités qu’ils n’auraient jamais osé se dire si leur père n’était pas mort. Un règlement de compte a lieu sur le bateau. Entre le toubib psychorigide et l’avocat nationaliste, entre la sœur mariée à une femme arabe aveugle et le fils schizophrène, c’est la famille qui se retrouve, pour le meilleur et pour le pire.

– Pourquoi avez-vous choisi une famille corse ? En quoi est-elle différente d’une autre ?
– Il y a des familles qui ont la Méditerranée dans le sang. C’est l’aspect sanguin, volcanique des discussions de fin de repas, la folie de parler fort, de ne pas se ménager. La Corse est brûlante en la matière. Et puis, il y a un aspect mutique, un silence presque morbide, à certains moments. Nous avons les deux sur l’île. Nous sommes dans ces paradoxes.

– Votre famille est-elle proche de celle que vous décrivez dans le roman ?
– Oui, c’est un jeu de miroirs. Je ne raconte pas une seule histoire vraie, mais toutes semblent s’agencer à la manière d’un puzzle très semblable à ma famille réelle. Les histoires, on peut les déconstruire, les détisser, mais garder leur essence. Alors, c’est l’essence de ma famille qui est dans ce roman, au-delà des intrigues qui sont différentes, par respect envers les gens que j’aime.

– Il y a une vraie réflexion sur la politique, la société corse, dans certains dialogues. Pourquoi ?
– J’ai beaucoup de dérision quand j’aborde les questions politiques, car qui dit politique, dit forcément démagogie et coup bas. On s’étonne encore que les idéalismes tombent en miettes ! Mais il n’y a pas une seule idée politique qui n’ait pas déçu depuis le début du monde ! Je dirais que la politique est faite pour décevoir. A l’image de notre humanité boiteuse, imparfaite, plaintive…

– Joseph Agostini, avez-vous été beaucoup déçu tout au long de votre carrière de psychanalyste et d’auteur ?
– Enormément ! Et pas par les gens auxquels je m’attendais. Quand j’étais journaliste, j’ai soutenu beaucoup d’artistes en leur faisant des papiers alors qu’ils n’avaient aucune exposition médiatique. Très peu m’ont renvoyé l’ascenseur. Mes interventions sur RTL, à la télévision et au Huffington Post, je ne les dois qu’à moi-même. Alors, oui, je suis déçu par ces gens qui, ensuite, tiennent des discours soi-disant honnêtes et vertueux alors que leurs comportements génèrent précisément la colère et le ressentiment. Tout part de là dans la vie, en matière d’hypocrisie sociale.

– La psychanalyse et la création sont complémentaires dans votre parcours. La psychanalyse n’est-elle parfois antinomique avec la création, ne l’étouffe-t-elle pas ?
– Je crois qu’on peut avoir les deux. S’analyser soi-même et créer. Ce n’est pas incompatible. Ça l’est quand on ne se donne pas à fond dans la création, quand on triche, quand on mime la créativité. Beaucoup de psys se posent comme sachant, mais ne donnent rien d’eux-mêmes. Quand on crée, on s’avoue. Et c’est une prise de risque.

– Vous dédiez ce premier roman à votre père. Pourquoi ?
– Il est mort l’an dernier. Ce roman, c’est comme un enfant. Il m’a permis de sortir du deuil. L’écriture matérialise les êtres disparus. Elle leur donne peut-être un habitat dans nos mémoires.